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Archive for the ‘La fac de Quimper’ Category

_Je pense qu’il est dangereux d’écrire sur quelqu’un. En prose ou en vers, quelle que soit l’approche lyrique.
_Surtout en vers. Je l’ai déjà fait pour quatre personnes : un poème dont l’identité de la personne est (trop) bien dissimulée, un autre pour deux filles identiques, un dernier que je n’ai pas diffusé et que je ne vous montrerai pas parce que je n’en ai pas envie (en plus je ne l’aime pas, ce qui n’arrange rien).
_Etrangement, les cibles sont toutes des filles. :o)
_Ma frustration se situe dans le fait que je ne saurai jamais ce qu’elles en auraient pensé. Si j’ai composé des tirades sur leurs personnes, c’est qu’elles m’ont inspiré (en bien ou en mal). Elles ont provoqué en moi une émotion créatrice qui a rejailli en tant que Verbe, Verbe ô combien limiteur de ma volonté à coucher sur le papier ce que je ressentais mais… tout de même présent et façonné.
_Vous allez me dire : « Qu’est-ce qui t’as empêché de le leur donner ? »
_Je réponds : l’absence d’envie. Et aussi : je n’ai pas de chance.
_Le premier je n’avais d’autre intention que de l’écrire, pas de le lui faire parvenir. Le second j’ai longtemps hésité, me suis résigné, avant qu’un énergumène ne l’affiche à ma place. Le troisième, je m’étais décidé, j’avais fait quelques repérages et choisi une date… Il fallait que le blocus commence ce jour-là. J’ai laissé tomber, car préoccupé ailleurs.
_« Jamais deux sans trois, et le quatre vient de lui-même. »
_Adage de merde. Cela ne se reproduira pas.
_Faisons une simulation : qu’auraient-elles pensé en lisant un poème sur leur personne ?
_« C’est romantique. »
_« C’est puéril. »
_« Autre chose à foutre que de m’occuper d’un pouët. »
_« Il ne sait vraiment pas s’y prendre avec les filles. »
_« Je vais porter plainte pour harcèlement moral. »
_« Hihihi ! »
_« Tiens, un échappé du XVIIe siècle. »
_« C’est touchant, mais je préfère Houellebecq. »
_« Comment dire ?… Aucune chance. »
_« C’est sympa un homme qui rêve. »
_« Y’a de sacrés allumés dans cette fac. »
_« Encore un fan… »
_« Ça fera du brouillon. »
_La liste serait longue, vous en convenez. Mais ce n’est pas ces critiques imaginatives qui m’empêcheront d’écrire, sur les filles notamment. Attention, ce que je ne ferais pas c’est rédiger un poème sur les filles en général. Cela m’est impossible dans la mesure où c’est sur une idée précise que me base, pas sur une généralité. Et puis j’ai déjà essayé, ça n’a pas marché, c’est peut-être pour ça…
_A ce sujet, et comme l’a dit Desproges (merci Nico !), je n’ai qu’une seule certitude : celle d’être dans le doute. Je n’en suis pas encore sorti…
^o^

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_Si je reste muet depuis quelque temps, cher journal, c’est parce que je me concentre (plutôt : j’essaye de l’être) pour ces maudits partiels. « C’est la dernière ligne droite », je me répète cela sans arrêt. J’arrive enfin au bout de ma Licence histoire, ce n’est pas le moment de flancher.
_Quand, vendredi dernier, je suis sorti de l’amphithéâtre, rien n’avait véritablement changé. J’ai du mal à m’y faire. Du mal à croire que c’est terminé. J’étais en plus dégoûté de n’avoir pas assisté au tout dernier cours de la carrière de Mr Paubert (on m’a trompé…), je me suis « consolé » du dernier cours de Mr Kerhervé à Quimper (avec tout le respect que j’ai pour le personnage, même si ce scrogneugneu a fait rire la salle avec deux remarques sur le dos de votre serviteur : fallait bien marquer le coup, si involontaire fut la manière dont j’intervins !). Pourtant, traînait dans l’air un parfum de fin de cycle assez coriace, différent de celui du lycée. Vivant et nostalgique à la fois.
_Quand je regarde en arrière (également avec ton aide, journal) ces trois années désormais révolues, j’aperçois énormément de joie, et quelques peines et regrets (qui, on le sait bien, ont tendance à prendre presque autant de place dans la mémoire que les bonnes choses, malgré leur petitesse). Le plus fantastique cadeau fut bien évidemment la formation de cette bande d’amis. Qu’elle puisse vivre éternellement ! Rayon souffrance, une bonne partie de la L2, où je n’avais jamais autant subi sur une quantité de plans.
_Difficilement acceptable de s’arrêter uniquement là-dessus, ce serait grossièrement réducteur. Il existe d’autres événements relatifs à la bonne humeur et à la déception, tristesse…

_L’épilogue de cette odyssée facultéenne… facultatrice… universitaire se déroulera pendant les partiels. Je n’aime pas dire ça, mais c’est la vision que j’en ai. Pour ma part, il est possible que je revienne à Quimper l’année prochaine en Lettres Modernes si je rate mes concours ! Je ferais tout pour éviter ce scénario. Mon but est quand même d’être instituteur, saperlipopette !
_Tout ça se jouera à pierre-papier-ciseaux, quoiqu’il arrive !
:oD

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Le samedi 4 mars

Réveil à 6h30 : un samedi de fin de vacances, ça peut faire grommeler. Le temps de me secouer en m’invectivant sur le fait que la formation sera intéressante, je me lève. Le chat (arrivé la veille) zigzague entre mes jambes, rendant difficile ma marche traîne-savates du matin.
7h15 : j’ouvre la porte d’entrée. Il neige, et tout est recouvert. Le rendez-vous était fixé à 8h00 à la mairie de Gourlizon. Je n’avais encore jamais conduit sous ces conditions, autant commencer de suite !
Le panneau Gourlizon était quasiment recouvert par la neige ; merci la paléographie ! Si je ne l’avais pas vu, je me serais égaré, j’en suis certain. Arrivé dans le bourg, je tournais en rond, avant de procéder par logique : la mairie doit être à proximité de l’église… Rien. Je ressortais donc de derrière ce bâtiment décati (toute église est décatie, haha !) quand j’aperçus pour la première fois un passant : une centaine de mètres à ma gauche, silhouette sombre luttant vaillamment avec un parapluie. La décision fut vite prise, il fallait que je sache où se trouvait cette damnée mairie !
Je m’arrêtai à hauteur de la personne (une jeune femme) et le lui demandai. En résumé : « A côté du bâtiment à la façade jaune. » Bref, pas loin de l’église… Je m’y garai de nouveau derrière. Je sortais de la voiture et voyais la jeune femme s’avancer dans ma direction. Tandis qu’elle vérifiait quelque chose qui m’échappait, je la questionnai de nouveau, entre les rafales neigeuses :
« Vous savez où se trouve la boulangerie ? »
« Oui, j’y travaille ! »
Une rencontre qui tombe bien ! Je la suivis donc, et entrai dans la boulangerie. Une odeur de pâte froide pas déplaisante m’accueille.
« Je ne sais pas quoi choisir… » dis-je, devant l’étalage.
« Attendez. De toute façon il faut que je prenne de la monnaie. »
Elle s’en va dans l’arrière-boutique, revient puis décharge des pièces dans la caisse et me regarde en souriant. Moi de même.
« Je vais prendre les deux chaussons aux pommes, s’il vous plaît. »
Elle les emballe, puis s’active sur la caisse alors que je lui donne un billet de cinq €uros. Après de multiples manipulations sur une caisse enregistreuse récalcitrante, la somme due n’est que d’un €uro. Maintenant c’est moi qui éprouve des difficultés à ouvrir ce porte-monnaie !
« T’es à la Fac de Quimper ? »
Je suis surpris en lui tendant ma pièce.
« Oui. »
« Je l’ai vu au U sur ta carte étudiante. » Observatrice ! Il n’y a que ça de la carte qui dépasse de la poche de mon porte-feuille. « Je suis en deuxième année d’Histoire de l’Art. »
J’ai du mal à mettre mes idées en place face à cette seconde surprise.
J’enchaîne à brûle-pourpoint : « Tu étais en cours de paléo ? »
« Non-non, ça c’est en troisième année… Pour ce qu’on a comme heure de cours, de toute manière… »
« Ah oui mince… Tu étais en cours avec Descat alors ? »
C’était bien ça évidemment. Nous discutâmes du partiel commun, qu’elle ait pu avoir sa note, du pourquoi j’avais rendez-vous à la mairie et l’obligation (nouvelle) d’être en possession de l’AFPS (Attestation de Formation aux Premiers Secours) avant d’entrer en Professorat des Ecoles…
Elle se rappelle soudain qu’elle doit se vêtir de son tablier avant que son employeur débarque et lui gueule dessus (sic). Pendant qu’elle file dans l’arrière-boutique je jette un coup d’œil à ma montre. M…e ! A regret je lance :
« Bon, il faut que j’y aille ! » (D’accord, ce n’est pas très original.)
Elle me souhaita bonne chance, entre autres, la remerciai puis je sortai.
Une rencontre fortuite comme je les aime ! 🙂 Seule ombre au tableau : ne pas avoir demandé son prénom…

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A peine ma lampe allumée que celle-ci clignote et explose avec un bruit de pétard mouillé et une petite gerbe d’étincelles.

C’est ce que je pensais qui allait arriver… qui est arrivé (c’est mal tourné, mais je m’en fouts !) à la soirée à laquelle j’étais invité hier. Soient elles étaient nunuches à souhait, soient elles n’étaient d’un intérêt limité, soient elles étaient prises. Mes mots vous sembleront sévères, mais ce fut la triste réalité. Et j’ai à peine fait marcher mon exigence personnelle, car elles se sont révélées d’elles-mêmes, les pauvres filles… Il y en avait bien une, mais comme par hasard elle s’est « attraper » assez rapidement. Oui, malheureusement, une soirée à vite oublier de ce côté-là.
Pour rattraper ça, il ne me reste que deux occasions vraiment « franches », et qui ont lieu le même jour. D’une je vais au restaurant avec les groupes du Taïso et du Ju-Jitsu en première partie de soirée (et si cela se présente bien, pourquoi ne pas enchaîner par un p’tit bowling ?) puis pour le reste de la nuit un anniversaire multiple dont – je n’en reviens pas – la number one de mon top five du classement féminin de la faculté de Quimper sera présente. Là-dessus je ne me fais peu voire pas du tout d’illusions quant aux chances d’abordage que j’aurais alors en ma possession…
« Faut pas dire ça, y’a toujours une chance ! » me rassurait le Dom Juan de la classe dans le courant de la semaine. Attitude dubitative de ma part pour réponse. Se rend-il compte de l’inaccessibilité de la personne ? Au niveau physique, c’est carrément le jour et la nuit ! Goddam ! Surtout qu’il y a un individu de sa promo dans son sillage. Non, aucune chance ! J’espère ne pas avoir de mauvaises surprises ce soir-là comme j’ai pu en avoir hier. Le seul fait marquant dont je me souviendrais est d’avoir englouti cinq côtes de porc d’affilée ! Damned !
Et ces foutus partiels qui arrivent à grandes enjambées. Je les perçois sous de meilleures auspices qu’il y a deux-trois semaines, où je ne donnais pas cher de ma peau pour ce second semestre. Pas moins de 4 partiels pour cette douzième et dernière semaine de « cours », dont un de 4 heures le samedi matin… Y’a un semblant d’abus dans cette administration mal guindée. Leur politique générale me dégoûte, sans parler de leur communication erratique voire inexistante, doublée de l’immense mauvaise foi du chef marmiton du Pôle (celui qui a répondu de manière précipitée et désordonnée à notre pétition mais, chut ! ne citons pas de nom…).

Je me demande pourquoi, mais j’ai une furieuse envie de me remettre à Final Fantasy VII, comme au bon vieux temps. C’est du reste semblable à tout grand moment que l’on souhaite retrouver. Et c’est vrai que je n’ai pas que ça à faire…

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Bon bah voilà, le partiel est terminé depuis un peu plus d’une heure. Entre-temps je suis parti me restaurer, quoi de plus commun.
Le prof était tranquille, ça s’est bien passé, et il a spécialement apprécié ma page d’accueil. Elle consistait en une image où seule une partie de celle-ci (Alexandre et sa célèbre monture Bucéphale) amenait à la véritable page d’accueil. Une p’tite pointe d’originalité dont je n’en démords pas. 🙂
En tout cas j’espère avoir une note convenable (y’a intérêt ! Putaingue !).
Sinon, bah, j’attends demain avec une impatience à m’empêcher de dormir !
Je compte les heures…
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Il est 10h30 précises quand je tape ces mots ! Et me voici en (presque) direct de mon partiel d’informatique !

Je rappelle ce que l’on a fait pendant ce semestre : l’élaboration d’un mini-site en réseau local. Le mien porte sur Alexandre le Grand, le plus grand conquérant de l’Antiquité.

Sans fausse modestie, je pense avoir atteint l’objectif. J’ai pu le finir à temps et je suis content de mon résultat. Mais comme à chaque fois que je pense avoir réussi quelque chose, ça ne marche pas autant que je le voudrais… Et puis j’ai aussi les boules !! Bon sang ! Cela n’empêche d’avoir une appréhension, ce sont les partiels, n’oublions pas…

Là je vois le prof qui a commencé son tour d’inspection. Petit à petit il se rapprochera et…

D’après les collègues historiens de l’heure précédente, il noterait assez facilement, mais comme toujours, autant rester prudent et se méfier.

Voilà, voilà…

Arf.

J’ai le coeur qui bat la chamade

Car les partiels : c’n’est pas d’la rigolade !

Je pense avoir tout vérifié,

Mais arrive une coupure de courant

Et tout est à recommencer !

A tout à l’heure, peut-être !

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Toujours hier, j’allais faire un tour à la Faculté car j’avais besoin d’une photocopie pour terminer ma collecte de papiers, tout ça pour ma réinscription.

Je m’étais garé derrière les amphithéâtres pour être proche de l’entrée. Entrant dans le bâtiment, je marchais en direction de la photocopieuse quand je remarquais une file d’attente exclusivement composée de damoiselles (yeah), devant l’entrée des amphis. Mon périple m’amenait donc à traverser cette barrière d’Amazones, vêtu d’un jean délavé, de Pumas délabrées, d’une chemise déboutonnée. Elles m’ont toutes, je dis bien toutes (y’en avait une demi-douzaine au bas mot) regardé arriver tranquillement. Je leur rendais leur regard à toutes, j’ai bien dit toutes, dans les yeux, un tantinet interloqué (bien que je ne le montrais pas). M’approchant de plus en plus de ce groupe séduisant, leurs yeux devenant ronds comme des soucoupes (et je n’exagère pas en plus…), je leur lançais un « Bonjour ! » plein d’entrain, qu’elles me renvoyaient presque toutes, avec un léger ton surpris et défaillant.

Je traversais la rivière non sans difficultés (passer à travers la file d’attente était tout de même de haute voltige), et m’éloignait de la zone sismique, en me disant à moi-même :

Cette année promet !

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