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Archive for the ‘Dieu ; ses dégâts’ Category

Greffe du zèle

Le Canard enchaîné, édition du 27 août 2008
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J. C.

Encore une sublime trouvaille islamiste ! Le conseil de l’ordre des médecins égyptiens, que de mauvaises langues informées disent très infiltré par l’organisation des Frères musulmans, vient d’interdire « la transplantation d’organes entre des personnes de religions différentes ». Une décision que les coptes, les chrétiens d’Égypte (aux alentours de 8 % de la population), estiment bien sûr, et avec quelque bon sens, dirigée contre eux. De source musulmane autorisée, le Coran ne dit naturellement mot de la question.

Interrogé par « La Croix » (20/8), Hamdi El Sayed, le président du conseil de l’ordre, qui peut interdire un praticien d’exercice, joue la bonne foi surprise : « Ce n’est pas une décision confessionnelle. Nous l’avons prise pour empêcher le commerce des organes. » Justification chantournée qui ne convainc évidemment pas la communauté copte, dont divers membres se proposent de saisir le Conseil d’État. Tout en se demandant : « Lors d’une transfusion de sang, faudra-t-il écrire sur les bocaux : « sang chrétien » et « sang musulman » ? »

L’apartheid médical restait à inventer. C’est (presque) fait chez « notre ami » Moubarak…

Mais si, l’esclavage a été aboli !

27 juin 2008 4 commentaires

Le Canard enchaîné, édition du 25 juin 2008
Tous droits réservés.
B. Th.

Enfin une bonne nouvelle. Notre Occident chrétien s’est conduit au cours des siècles comme un ramassis de salopards. Mais les autres n’ont pas fait mieux. Prenez l’esclavage. Certes, nous avons à notre actif dans les 12 millions de têtes de bétail humain déportées vers les Caraïbes et l’Amérique. Mais les Arabes, du VIIe siècle au XXe, peuvent compter de 15 à 17 millions de victimes arrachées, elles aussi, à la Guinée, au Congo, à l’Angola. Des pays increvables. Et ils ne s’en vantent pas. Au Caire existait même depuis le Moyen Âge un syndicat des négriers, chargé de planifier les commandes des États musulmans : car le Coran n’encourage pas l’esclavage. Mais il l’autorise. Et même il légifère sur sa pratique. A condition qu’il s’agisse de non-musulmans. Des roumis, par exemple. Les spécialistes en ont recensé un bon million au fil des temps. Il convient de rajouter encore le trafic « interne », Noirs contre Noirs : environ 14 millions d’êtres.

Voilà ce que nous rappelle, sur Arte, le film d’Antoine Vitkine, « Esclaves oubliés », ce mardi 24, au cours d’une passionnante « Thema » consacrée aux « Tabous de l’esclavage ».

Entre les razzias opérées par les nomades au sud du Sahara qui ramenèrent 7 millions d’individus vers le Nord et le fructueux va-et-vient à travers la mer Rouge en direction du Caire, de Bagdad, de La Mecque, d’Istanbul, dont Zanzibar demeure le plus fastueux témoin, le bois d’ébène resta pendant des siècles la plus rentable industrie d’Afrique. Pertes : de 20 à 80 %. Si bien que, des négriers nantais au sultan de Zanzibar qui employait 100 000 esclaves dans ses seules plantations de clous de girofle, il n’y a pas les méchants d’un côté, les bons de l’autre : tout le monde a fait du business. A cette différence près, remarque Tidiane N’Diaye, économiste à l’Insee, que, maintenant, « on s’entend bien avec les Arabes. Alors, on préfère ne pas rouvrir avec eux des pages douloureuses. »

Second document, dû à Sophie Jeaneau et Anna Kwak. Il nous montre, dans la Mauritanie d’aujourd’hui, l’ambiguïté qui demeure gravée au cœur des anciennes victimes. A Nouakchott, le gouvernement a fait voter des lois contre l’esclavage : par prudence, dirait-on, puisque l’esclavage a été aboli trois fois dans ce pays musulman : en 1905, du temps des Français, en 1960, lors de l’indépendance, en 1980 par le pouvoir militaire. Le crime est, en principe, passible des travaux forcés. Mais dans la brousse, sitôt sorti de la capitale, on plonge dans un autre siècle. Tout ce qui naît avec une peau claire descend des Maures razzieurs d’autrefois et fait partie des maîtres. Ceux qui ont une peau foncée sont esclaves. Mektoub, c’est ainsi. Et nous embarquons dans un pick-up avec un membre de la commission nationale des Droits de l’homme, une militante de SOS-Esclaves et Bilal, un esclave évadé qui veut délivrer sa sœur, retenue sous une tente par un maître qui lui a fait deux enfants, sans même subvenir à leurs besoins.

Nous voilà pris au piège de la réalité. Comment les préfets de région appliquent la loi à reculons. Comment le gendarme se retrouve déchiré entre le poids des traditions et son sens du devoir. Comment la sœur elle-même, Habbi, qu’ils finissent par retrouver, se débat, en pleine crise d’hystérie, jure qu’elle n’est l’esclave que de Dieu, refuse d’abord de se laisser emmener, dans ce qu’elle prend pour un enlèvement, vers une autre vie dont elle ignore tout et qui lui fait peur…
C’est escarpé, ardu, difficile, le chemin vers la démocratie…

J’entends souvent, je lis parfois, lorsqu’on s’insurge d’un fait qui nous heurte car stupéfiant dans le rétrograde, une exclamation de ce type :
« On est quand même en 2008 ! »

Je vais prendre l’exemple du jugement de Lille concernant la non-virginité de la femme (je vous renvoie à l’article du Canard enchaîné retranscrit plus bas) sur lequel on peut s’écrier légitimement : « Comme si la virginité d’une femme lors de sa nuit de noces était une qualité essentielle ! On est quand même en 2008 ! » Ou plus affligeant encore, sur l’essor de l’hyménoplastie, régénération vaginale par la chirurgie plastique (Élise Vincent, Mon hymen, son honneur, « Le Monde » du 19.06.08), opération visant à satisfaire les mâles et une tradition religieuse ; ignoble. « On est quand même en 2008 ! »

Qu’est-ce qui procure cette sensation d’ahurissante conviction à travers cette formule ?

On peut y déceler dans un premier temps une naïveté. Intrinsèquement, « On est… » est une position dans le temps, vous en conviendrez. L’évolution des mœurs sociétales (l’évolution tout court, également) veut que les choses avancent, peu importe la direction, mais qu’elles avancent quand même. Plus on s’éloignerait dans le temps, plus la modernité se ferait présente. L’époque que nous vivons a tellement transformé nos habitudes quotidiennes en un rythme crescendo (la rapidité de certaines actions nous semble parfaitement normal : réchauffer un plat au micro-ondes, rallier Rennes en deux heures et quelques, envoyer un message…) que le passé, à des yeux innocents se situe à des distances floues et très lointaines.

Aujourd’hui qu’existent des droits pour l’homme inédits il y a de cela trois siècles, une attitude foncièrement à l’encontre de ces droits nous paraît un retour en arrière. Croire que ces droits sont appliqués, ou ne serait-ce que respectés par tout un chacun relève de la naïveté. Les femmes ne pouvaient ouvrir un compte bancaire sans l’aval de leur mari il y a quarante ans ! On nous sermonne sur le « Nul n’est censé ignorer la loi » ; seulement quand le nombre de décrets dépasse allègrement les dix mille (dont une explosion récente due à la concomitance opinion publique-réaction politique), j’en viens à penser qu’il serait temps d’ouvrir, en sus de l’école, des madrasas pour le droit français.

Le « On est… » est pathétique dans son dédain puisqu’il implique en sous-entendu un comportement proche du ridicule, voire potentiellement délétère. L’expression apporte un soupçon d’égoïsme et de condescendance de la personne qui la prononce. « On est quand même en 2008 ! » ; comprenez « Rattrapez votre retard pour vous mettre à mon niveau d’interprétation des Droits de l’Homme ! » Il s’agit de facto de juger le comportement d’autrui sur le sien et en général. Le souci étant que chacun se comportant selon sa façon d’être, il est alors nécessaire de trouver des expressions de comportement qui cristallisent, pour un temps, une majorité (actuellement : le tout-sécuritaire et le politiquement correct) ; le reste, la minorité donc, n’est de ce fait pas apparenté à la modernité. Maintenant il s’agit de s’accorder sur la définition d’une « modernité du comportement ». Vous avez peut-être deviné qu’elle n’existe pas ; du moins peut-on la discerner en excluant les modes de vie religieux rongeant les Droits de l’Homme, de par leurs tentatives d’ingérence. « On est… » serait donc la parole du nombre, imposant son diktat ; le nombre des années n’effaçant pas la bêtise humaine, je vous pose la question : « On est quand même en 2008 ! » est-il plus persuasif que « On est quand même en 2007 ! » ? C’est pourquoi débattre à partir de « On est quand même en xxxx » est sans fin, puisque prononcé à un instant t par n points de vue.

Il est tellement plus facile de faire plier les gens par le poids du nombre, les empêchant de penser, pour les amener à raisonner comme des moutons. Le mécanisme est vieux comme l’humanité. « On est… » est un abrutissement encore sur un point. Le conservatisme bête et méchant s’y complaît : on demande, comme nous l’avons vu, à un instant t, de se mettre au diapason d’un comportement moderne qui lui-même évolue ! D’un côté il se frustre à rencontrer une attitude évaluée comme arriérée, de l’autre il somme de se conformer à la sienne propre, qui évoluera tôt ou tard. On tend la main pour émanciper, et de l’autre on vous cloue sur place. N’est-ce pas là, le point le plus absurde de cette phrase ?

Catégories :Dieu ; ses dégâts

La comédie hymen

Le Canard enchaîné, édition du 4 juin 2008
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L.-M. H.

La question posée par le désormais fameux jugement du tribunal de Lille est sans doute plus sérieuse que le débat qui a fait, depuis une semaine, la fortune des zincs et des plaisanteries égrillardes sur la virginité, qualité « essentielle » ou accessoire d’une jeune épousée. Le juge procède en deux temps. Primo, le mariage peut être annulé s’il y a eu erreur ou tromperie sur une « qualité essentielle » d’un des époux. Jusqu’ici, tout va bien : c’est ce que dit l’article 180 du Code civil. Et on peut concevoir que la dissimulation d’une impuissance ou d’un grave trouble mental puisse être considérée comme une tromperie sur une « qualité essentielle ».

Deuzio, la juge observe que le mensonge relatif à la virginité de la jeune femme est avéré, puisque reconnu par les deux époux. La virginité serait-elle donc une « qualité essentielle » ? Contrairement à ce qui a été expliqué et écrit un peu partout, le jugement ne le dit pas. Il dit simplement que cette qualité a été « perçue » comme essentielle et « déterminante » par le mari, et aussi finalement par la femme, qui s’est ralliée à cette position. En d’autres termes, la virginité n’est pas du tout élevée par ce jugement au rang et à la dignité de « qualité essentielle » d’une candidate au mariage. Mais c’est la perception qu’en avaient les époux qui justifie l’annulation.

« Perception » ? Il s’agit à l’évidence de croyance ou de tradition religieuse. Les époux étaient musulmans. Et les familles attendaient, avec cet épouvantable rite du drap taché, la présentation d’une preuve de la virginité de l’épouse. Le scandale et la demande d’annulation sont venues de l’humiliante impossibilité dans laquelle le mari s’est trouvé, au soir des noces, de présenter le trophée. Ce fut là sa « perception ».

Est-ce à dire qu’une autre perception pouvait justifier une autre décision du tribunal ? Il y aurait une interprétation du Code civil à l’usage des musulmans, une autre pour les Juifs, une autre encore pour les chrétiens. Encore faudrait-il affiner selon les chapelles, tendances et sous-tendances, traditionnelles, libérales, intégristes. Le tribunal déboutera-t-il le libertin qui aurait l’effronterie de prétendre que la virginité a pour lui quelque prix, tandis qu’il donnerait raison au barbu enturbanné venu présenter la même demande ?

Les juges de Lille ont inventé la justice à géométrie religieuse variable. Chacun peut y apporter ses préjugés, ses croyances, ses fantasmes. Quelque jour prochain, un bouddhiste viendra demander l’annulation de ses noces parce que la promise a, volontairement, écrasé une mouche. Ou un Juif parce qu’elle a allumé l’électricité un samedi. Ou encore un mari qui découvrira que son épouse est sarkozyste, ou qu’elle n’aime pas le foot.

Et si les tribunaux, de Lille et d’ailleurs, s’en tenaient aux « qualités essentielles » de Marianne, même si la vertu de notre République a parfois été bien malmenée par l’histoire ?

Que mangerait Jésus ?, Le Régime du Créateur, Le Régime Alleluia, Le Corps selon Dieu : aux Etats-Unis, les régimes alimentaires à la sauce spirituelle pèsent lourd sur les rayonnages des libraires. Vous voulez que le monde vienne à Jésus ? Vivez comme lui, ressemblez-lui. L’idée n’est pas d’être plus beau quand on se regarde dans la glace, mais de faire en sorte que, quand les gens vous voient, ils voient le Christ en vous, clame Stephen Arterburn, auteur de Maigrir pour la vie. Ils se laissent dominer par la chair et mangent n’importe quoi, tonne Don Colbert, l’auteur de What Would Jesus Eat ? Beaucoup de gens n’auront pas une alimentation équilibrée tant qu’ils ne seront pas responsables et qu’ils ne se demanderont pas : Est-ce que Jésus mangerait ça ? avant de l’avaler. Céréales, fruits frais, graines, noix : aucun diététicien ne trouvera à redire au régime christique. A une réserve près. L’aspect négatif, c’est que les gens ont l’impression d’être de mauvais chrétiens s’ils ne perdent pas de poids, commente Marie Griffith, professeur de religion à Princeton.
(The Guardian, Londres)
Vu dans le Courrier International, semaine du 2 au 8 juin.

Sans commentaire.

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J’ai compris, en partie du moins (car on ne saisit jamais totalement une notion), pourquoi j’avais une tendance à me déguiser en homme d’Eglise. Implicitement je veux savoir de quelle manière s’exerce cette fascination du pouvoir de Dieu sur les hommes. Vaste débat, vaste question.
Je n’ai jamais cru en Dieu. Il y a bien eu, étant petit, des interrogations vers les Cieux, comme par exemple : « Hé Dieu ! Est-ce que je peux avoir ce Légo ? » Des demandes dans ce genre, rien de sérieux. Ces demandes enfantines se sont arrêtées précocement.
Maintenant, cette croyance me rebute, pour rester poli. Ce n’est pas la réaction de ma frustration à ne pas voir apparaître la boîte de Légo tant souhaitée sur ma table de nuit ; c’est un peu plus sensé que ça. Ces horreurs de la guerre au nom de cet Etre Supérieur, cet esclavage mental et entier à son Fils (mais son Fils est aussi le Père) me lèvent le coeur. Mais là n’est pas la question.
Cette fascination répond à plusieurs besoins (ici, non exhaustifs) : compréhension de soi, peur de l’incompréhension des autres vis-à-vis de soi, besoin de contacts humains, besoin d’amour, de protection, d’attaches communes… La foi en Dieu répond à tout cela. Elle comble un vide.
C’est un leurre. C’est un retrait en arrière de ce qui fait notre humanité. C’est un camouflet pour nous empêcher de penser par nous-mêmes. Jamais je ne donnerais mon intégrité psycholoogique à une quelconque et moribonde mécanique théologique. Si je dois croire en quelque chose, c’est en moi, mes capacités, et en la vie animant les ordres naturels.
Et en ma planète.

Extrait d’un livre, La Pierre de l’Adieu, de Tad Williams :
« Les Enfants-des-hommes, les mortels, ont de nombreuses idées sur ce qui arrive après la mort, et se disputent au sujet de qui a raison et qui a tort à ce sujet. Ces désaccords se terminent souvent dans un bain de sang, comme s’ils désiraient envoyer des messagers qui pourraient découvrir la réponse à leur controverse. Ces messagers, pour ce que je sais de la philosophie des mortels, ne sont jamais revenus porter aux leurs les réponses qu’ils cherchaient.« 
Mes pensées à ce sujet sont en constante construction, et les diatribes et autres pamphlets envers les religions continueront à tomber. C’est en étudiant son ennemi qu’on le comprend mieux…

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Cela fait une semaine que l’année 2004 a démarré. Cette échelle numérique ne signifie rien pour moi. Mon avis est que si l’on doit prendre une date pour se repérer dans les âges, elle doit se situer au début de l’Histoire, quand les Sumériens ont inventé l’écriture, au milieu du IVème millénaire avant J.C., pour vous donner une idée de date par rapport à celle de la naissance approximative du gourou de la secte chrétienne. Donc, à mon humble avis, on serait en 5504 après l’écriture.

Personnellement, cette date me conviendrait parfaitement, je ne vois pas pourquoi par le simple fait que la culture chrétienne dominerait et se serait assimilée à nos esprits, je devrais subir cette calomnie. Autant prendre une année (approximative aussi) qui concerne l’avancée de l’Humanité dans sa globalité.
On pourrait remonter loin dans ce jeu, après tout. Pourquoi ne pas prendre une date quand l’homme a appris l’élevage et l’agriculture ? Ou bien quand il a commencé à maîtriser le feu ? Ou encore quand l’Homo sapiens sapiens (on se demande aujourd’hui si certaines personnalités internationales méritent cette qualification de très sage, comme l’énonce le nom de notre espèce. Enfin, là n’est pas la question.) s’est supplanté aux autres Homo ? Ou encore quand les primates ont quitté le berceau de l’humanité en Afrique ? (Donnez d’autres repères chronologiques si vous voulez, y’a moyen de rigoler !)
Non, sérieusement, c’est l’écriture plus qu’autre chose qui se démarque. C’est la frontière symbolique entre la Préhistoire et l’Histoire. C’est l’entrée de l’humanité dans la tradition écrite, surpassant peu à peu la tradition orale de mémoire. Sans cela vous ne pourriez me lire (salauds de Sumériens !). Sans cela nous ne pourrions communiquer par lettre ou par mail. Et ce n’est pas un mec comme J.C. qui oserait dire le contraire (vous connaissez le plus grand best-seller de tous les temps : la Bible). L’écriture est un puissant vecteur de toutes nos émotions, les plus affreuses comme les plus belles. Qu’est J.C. ? Un exutoire de sentiments ? Une poubelle à péchés ? Je pense qu’il aurait explosé par suralimentation de folies humaines depuis un paquet d’années. On jette nos passions en un homme qui a certes existé, je ne le nie pas, mais qui reste un homme. Je préfère partager mes passions avec tout le monde, qu’avec une personne seule, par pensée. Car l’écriture permet de délivrer nos passions. Ensuite, c’est à chacun de faire ce qu’il veut de ses passions. Je ne connais pas la proportion de personnes vouant une passion à J.C. (et s’ils la partagent, tant mieux pour celles-ci), mais je pense franchement que l’humanité ne doit pas se baser sur ce qu’un homme a fait, mais sur un événement qui a changé la mentalité des hommes en profondeur, et ce pour l’éternité. Peut-être avez-vous repéré une contradiction (possible) dans ma phrase précédente. J.C. est un non-événement dans l’Histoire. C’est même la plus grosse imposture de tous les temps, aussi puissamment qu’a pu l’être la Bible. Il a juste orienté les mentalités psychiques dans une direction, rien d’autre. Une trop forte et radicale orientation.
Et J.C. avec le christianisme n’est pas le seul exemple que l’on puisse donner. L’Islam avec Mahomet est basé sur le même principe, et n’a pas un parcours non moins sanglant que la chrétienté. Pour le judaïsme, c’est pareil, c’est un magnifique cas de stagnation culturelle de plus de 26 siècles, centré sur une idée de peuple élu par un être fictif. Toutes ces religions sont restées ancrer dans le passé, et ne se dégagent pas de ce bourbier dangereux. Il n’y a pas d’évolution mentale, on cadre la vie sur un livre (Ancien Testament, Evangiles, Coran…), or mettre en cage un esprit humain est un crime.
Une religion est toujours une secte à l’origine. Ce n’est que lorsqu’elle atteint une maîtrise totale sur les administrations et les populations qu’une secte atteint ce stade et grade de religion. Qui ne nous dit pas que la Scientologie ou les Témoins de Jéhovah supplanteront l’Islam ou le christianisme dans les prochaines années ? Tout empire est condamné à disparaître, même spirituelle.

Je respecte les pratiquants, sachez que je n’ai absolument aucune pensée négative vis-à-vis des personnes possédant une foi religieuse. C’est leur choix propre, ils font et vous faites ce que vous voulez. C’est uniquement mon avis que j’ai rédigé. Donc si par hasard, quelqu’un n’apprécie pas ce que j’ai marqué au-dessus, c’est qu’il n’est pas tolérant, qu’il ne considère pas chaque homme comme un être à part entière, et que c’est lui-même qu’il rejette. Il n’y a pas de personne existante qu’il y ait à mépriser plus activement.
Tout ça pour une histoire de date… Les guerres les plus atroces ont éclaté sur des détails aussi infimes.

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