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Toulouse 3/3

Je ne vous ai pas raconté le rêve qui m’a assailli la veille de mon départ. Pour résumer la chose, je jouais à la pelote basque avec d’autres personnes non identifiées mis à part Melaine, contre un mur qui n’était autre qu’un volcan. Je me souviens que dans le même point, j’avais tapé la balle de manière superbe avant de foirer le suivant lamentablement, et donné le point à l’équipe adverse. C’est ce qui fait de nous des humains. Puis, alors que nous roulions, de passer à côté d’un ruisseau de lave ; et moi d’afficher un air incrédule.

Je zappe le visionnage de duels sur Starcraft II – toute cette bouillie zerg après un délectable déjeuner végétarien… Non, les événements qui ont sublimé le samedi sont la soudaine apparition dans mon champ de vision d’une tablette sumérienne et la soirée en bord de Garonne. Tablette vue au musée Saint-Raymond, superbe endroit à côté de l’église Saint-Sernin, objet multimillénaire qui m’a beaucoup ému en sachant que ce document a traversé le temps, témoin des débuts de l’écriture. C’est à partir de ce moment que l’on devrait dater les années, bon sang de bonsoir !

J’ai aimé être là, sans l’être vraiment, sur les bords de la Garonne, appréciant la camaraderie qui se dégageait de l’entourage de classe de Galou. Je me souvenais des pitreries perpétrées à la fac et plus récemment à l’IUT. (Z’avez remarqué que plus on s’éloigne du début de cette chronique, moins je fais le fou dans ses lignes ? L’écrire à une semaine de distance enlève l’inspiration de l’instant. J’ai néanmoins l’entrain de la bande originale de la série Treme dans les oreilles ; une série que je vous recommande chaudement !!)

Sincèrement, le système public de vélo à Toulouse est bien plus réglo et utilisable pour les gens de passage que celui de Bordeaux ! Un choix politique qui reflète la mentalité des deux villes ! Je n’avais pas fait de vélo depuis mon passage chez Élodie à Aureilhan, copine que j’escomptais bien voir à Toulouse ; occasion manquée. La première expérience cycliste avec Galou remonte à la Première année de fac, si proche et si lointaine, avec un matériel aux pneus usés, de nuit, passablement éméchés… Mais c’est une autre histoire. Et je n’avais pas dégusté de produits fait-maison depuis ce même passage chez Élodie – ah ! ce confit de porc ! Merci donc à Fanny – et sa mère – pour ce délicieux vin à l’orange et cette goûteuse confiture à l’orange amère.

Le dimanche fut trop bref, j’essayais d’oublier l’idée de mon départ en m’efforçant de me croire Keith Richards dans Sympathy for the devil… Oui, Guitar Hero 5 sur la Wii… Un petit-déjeuner sur la terrasse intérieure, au soleil, un trop court repos dans le hamac… Les souvenirs défilent, et je hais les départs. Je ne sais pas les faire, et quelque part, c’est peut-être heureux, ça veut dire que j’ai du mal à cacher la tristesse de la séparation.

Mais bon garçon (oui, je m’adresse à toi Gael), merci de ton accueil, de celui de Fanny, tes amis, tes colocataires. Quelle bulle d’oxygène ce week-end !!

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Catégories :Trip-scripts
  1. 19 mai 2011 à 23:46

    Woaw.
    Alors là, j’en ai le souffle coupé. Merci Ebenos d’écrire de si jolis articles. La pulpe de ton verbe m’a rafraichi et je m’en suis délecté jusqu’à la dernière goutte. Ton sens du (bon) mot et du récit transparaît tellement dans ces trois textes de la trilogie tolosaine (oui, je suis un peu fainéant, je fais un seul commentaire pour trois articles).
    Merci pour cette bouffée d’oxygène et ce plaisir que j’ai eu à te lire. Le côté sombre, c’est que tu m’as donné (re)donné envie d’écrire, bien qe ce sera bien moins bon que toi.

    Portes toi bien, j’espère te revoir vite !

  2. 20 mai 2011 à 14:05

    Merci à toi cow-boy auvergnat, d’avoir pris le temps de me lire ! Et que j’ai pu te (re)donner envie d’écrire me fait également très plaisir ! Par contre, je ne veux pas entendre de phrase du genre « ça sera moins bon que toi » : ce sont des conneries. On n’a pas à se comparer, ça ne veut rien dire, c’est absurde. On écrit pour soi et pour autrui, mais il faut d’abord que ça nous plaise, nous modestes auteurs. On ne peut que s’améliorer, chacun à son rythme !

    À bientôt coco !

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