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Archive for juillet 2010

Sans titre

D’aucuns s’extasient d’avoir leurs chevaux sur les Champs-Élysées ;
L’horreur de lutter contre un orage au cœur de mon Colisée ;
Fatigué d’être sans cesse ballotté par de funestes alizés ;
Je pleure de contempler des arbres alignés.
Les bourdons s’activent de boutons d’or en trèfles,
Peut-être conscients qu’ils n’agissent pas pour des nèfles.
Mais, chut !… Laissons-les vivre. Sommes-nous mufles ?
Une rime n’est pas une réponse, si elle n’est double.
Ceci n’est qu’un pauvre manifeste de mes temps troubles
Alors que s’évaporent, car ma mémoire n’est qu’insuffisance,
Nos moments passés. Espoir : j’en chérirai la quintessence.
Ces oies qui nagent vers moi, que me vaut leur tumulte ?
Je les repousse sur la berge, bref acte d’adulte.

Gribouillé le 17 juillet 2010, dans le parc de Marly-le-Roi

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Catégories :Poèmes ?