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Intermédiaire XXVII

Chronologie de dépêches PAF*

Moins de 2 millions de km2 pour la forêt amazonienne brésilienne (21/05/202-)

Le président brésilien Bartolomeu das Mortes a annoncé que la surface amazonienne du pays venait de descendre sous la barre des 2 millions de km2, ce qui comparée à la surface originelle correspond à moins de la moitié.

« Ce trésor national et mondial qu’est la forêt amazonienne, ce poumon de la planète, a aujourd’hui une surface moindre, de l’ordre de 2 millions de km2 », a annoncé le chef de l’État brésilien, en marge d’une conférence consacrée aux énergies propres et la pollution des villes.

Cette déclaration fait suite aux vigoureuses attaques que le gouvernement a essuyé de la part de nombreuses associations internationales, telles Greenpeace, la WWF, appuyées en cela par de nombreux prix Nobel de la Paix, dont le Brésilien Ademar Rocha, récompoensé en 201-.

Nouveaux troubles dans l’ouest brésilien (26/06/202-)

Des troubles dans l’État du Mato Grosso, Centre-Ouest brésilien, entre des indiens et des contrebandiers, faisant une vingtaine de blessés, dont deux critiques.

Ces accrochages deviennent de plus en plus fréquents dans cette partie du Brésil, en raison de la menace que représentent les exploitants forestiers et leurs commanditaires, les posseiros (propriétaires terriens, souvent illégaux), aux yeux des autochtones, responsables selon ces derniers de la déforestation massive et illégale qui continue.

« C’est une escalade de la violence à laquelle nous assistons. Bientôt, les tribus indiennes formeront une coalition et pourraient très bien prendre l’offensive, sous forme de guérilla, dans les jours prochains. Il faut éviter à tout prix un bain de sang. Pour cela, et sans délai, il est impératif de cesser toute déformation ; mais je sais que je parle dans le vide… » a déclaré Otávia Mirelles, représentante de Human Rights dans la région.

Depuis le début de l’année, c’est le quinzième incident de la sorte répertoriée par les autorités.

Ademar Rocha s’insurge du mutisme du gouvernement brésilien (06/11/202-)

« Ce n’est pas possible de laisser continuer un tel massacre ! » a déclaré Ademar Rocha, lors d’une conférence donnée à Manaus, capitale de l’État fédéral d’Amazonas, pour la sortie en salles de son documentaire « Toucan pour toucan, dent pour dent ».

« Je me suis rendu au cœur d’une exploitation clandestine, grimé pour que l’on ne me reconnaisse pas, et ce que j’y ai vu et vécu est tout bonnement révoltant ! Des arbres centenaires abattus, laissés sur le bas-côté à pourrir, simplement pour construire une route d’approvisionnement. Une route ! Et l’on s’imagine civilisé ? Fariboles ! »

« J’ai vu un toucan, ce magnifique oiseau, se faire tirer dessus à bout portant, réduit en une bouillie sanguinolente, pour la raison que ses cris empêchaient un ivrogne de cuver son fût de Xingu. Je le dis, je le répète, nous sommes des enfants, qui plus est barbares, détruisant, saccageant, pillant une forêt d’une beauté unique. Parce qu’une fois disparue, elle ne sera plus là. C’est une lapalissade, certes, mais celle-ci vous fera pleurer. »

« Nous mettons à bas une forêt primaire que la Nature a mis des milliers d’années à créer. Une forêt primaire se suffit à elle-même ; l’Amazonie n’est pas le poumon de la planète, mais elle en est le centre naturel, vieille, dangereuse, saignée à petit feu. »

« J’accuse le gouvernement muet de collaborer avec ces criminels [les posseiros], et d’avoir bafoué notre devise, Ordem e Progresso », a fermement condamné le prix Nobel de la Paix brésilien.

(Retrouvez notre vidéo de la conférence et l’intervention complète d’Ademar Rocha sur notre site internet : …)

Intempéries généralisées au Brésil, dégâts estimés à 1,2 milliards de réaux (500 millions d’€) (25/07/202-)

Les inondations de l’Amazone se sont étendues loin dans les terres, en raison de l’absence d’obstacles naturels due à la déforestation, rapporte une source, souhaitant rester anonyme, proche de l’entourage du ministre de l’Environnement brésilien.

Les fortes précipitations en amont du plus grand fleuve mondial, du jamais vu depuis les premières observations météorologiques, n’ont fait qu’aggraver la montée des eaux, selon un message de METAR.

250 000 habitations ont dû être évacuées, pour un nombre estimé à 900 000, voire un million de personnes.

Le plus grand bassin forestier de la planète n’est pas le seul à être touché par les caprices de la météo : dans l’État du Minas Gerais, la sécheresse qui le frappe a fortement atteint le volume d’eau du rio Saõ Francisco, détruisant indirectement de nombreuses plantations alentour dépendantes du fleuve.

Alors qu’un deuxième ouragan vient de toucher l’État de Santa Catarina, fait très rare dans l’Atlantique sud, le gouvernement fédéral estime les dégâts globaux minimaux à 1,2 milliards de réaux (environ 500 millions d’€) et en appelle à l’aide internationale.

Cinq morts dans une escarmouche contre l’armée française, en Guyane (20/06/202-)

Cinq morts, dont deux gendarmes de la brigade fluviale de Camopi, sont survenues lors d’une escarmouche en amont de Camopi sur le fleuve Oyapock, a-t-on appris.

« Il s’agit vraisemblablement d’anciens orpailleurs clandestins, aujourd’hui reconvertis en passeurs, qui ont conservé leurs habitudes illégales. Dès que nous nous sommes approchés, ils ont fait feu », raconte un témoin ne souhaitant pas être cité. « Nous avons aussitôt répliqué. Certains d’entre eux sont morts, d’autres blessés qui, une fois rétablis, seront placés sous le sceau de la justice. »

Le président de la République a fait parvenir un communiqué dans lequel il parle de sa compassion pour les familles des victimes, et que tous les moyens seront déployés pour retrouver et châtier les assassins.

Depuis deux ans, l’immigration clandestine en Guyane, qui est la porte de l’Europe pour nombre de Brésiliens, a connu une croissance exponentielle.

« La forêt amazonienne réduite à moins d’1 million de km2 » (Dos Santos) (27/02/202-)

Le ministre brésilien de l’environnement Manoel dos Santos a annoncé que la forêt amazonienne possédait désormais une surface en-deçà du million de km2, et ce alors que la crise grave que traverse le pays atteint un degré critique.

L’émotion est grande au Brésil depuis l’assassinat du prix Nobel de la Paix Ademar Rocha devant le pavillon de sa résidence, et que l’enquête n’avance qu’à pas mesurés. Les soupçons se tournent vers les posseiros, que Rocha attaquait sans cesse, notamment dans son célèbre documentaire « Toucan pour toucan, dent pour dent ».

Le gouvernement brésilien s’est également vu vertement sermonné à la tribune de l’ONU par le président européen pour la violente répression militaire qui fit un millier de victimes dans les rues, suite aux émeutes après la mort de Rocha. Le président Das Mortes avait répliqué qu’il n’avait pas de leçons à recevoir d’un ancien président français qui avait ouvert plus de prisons que d’écoles.

Néanmoins, cette annonce du ministre Dos Santos n’aidera pas à apaiser un contexte déjà très tendu.

La France construira un mur pour « protéger la Guyane » (31/01/203-)

La ministre de l’Intérieur Armelle Bontemps annonce l’édification d’un mur qui s’étendra sur les 730 km de la frontière de l’État de l’Amapá du Brésil et de la Guyane. C’est la plus longue frontière que la France partage avec un pays.

La ministre annonce également l’envoi dans un premier temps de 2 000 militaires pour renforcer la surveillance de la frontière. « Tout cela pour la sécurité des citoyens français d’outre-Atlantique », a-t-elle ajouté.

La présidente brésilienne Mandolina do Jari a immédiatement dénoncé une « phobie du Brésil et de ses habitants » et que cela « ne restera pas sans conséquences ». Elle a également comparé ce mur à celui de Berlin, du Rio Grande et d’Israël, fustigeant « une peur irrationnelle du voisin de palier ».

Depuis cinq ans, une soixantaine de militaires ont péri face aux armes des passeurs de clandestins. Ceux-ci fuient les graves intempéries qui se répètent tragiquement sur le sol brésilien chaque année, à cause de la désertification due à la déforestation. Forêt que la Guyane a su préserver.

Des Casques bleus à Saint-Georges-de-l’Oyapock (31/10/203-)

L’attentat à la voiture piégée qui a détruit partiellement le pont de l’amitié franco-brésilienne à Saint-Georges-de-l’Oyapock, en Guyane française, et qui a causé la mort de 22 personnes, dont 3 militaires et 4 enfants, n’a pas fini de provoquer des tensions dans la région.

À l’ONU, on déplore le laxisme mortel concernant la déforestation massive de l’Amazonie pour expliquer le champ de ruines qu’est devenu le Brésil. De l’autre côté de la tribune, la présidente brésilienne Mandolina do Jari, particulièrement remontée, a attaqué la position sécuritaire de la France ainsi que sa démagogie dans le dossier de l’immigration clandestine.

Les 9 membres permanents du Conseil de Sécurité, Brésil inclus, se sont réunis à huis clos afin de réfléchir sur l’envoi ou non d’un contingent de Casques bleus pour prévenir tout risque de récidive d’attentat.

* : Presse alter folliculaire

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Catégories :Intermédiaires
  1. Gauvain
    8 novembre 2008 à 09:55

    Putain de connerie humaine !

  2. The Y River
    28 novembre 2008 à 12:03

    Cest blog…Tres tres bien.

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