En position allongée, mettre vos mains derrière la tête contribue à vous couper l’arrivée du sang dans les bras. C’est très douloureux, les membres ne répondent plus et vous avez la désagréable impression qu’on vous a greffé deux paquets de viande chaude en lieu et place. Le sang qui afflue de nouveau et qui rapporte la sensibilité vous promet un sale quart d’heure de grimaces et grognements au moindre mouvement, électrique, démontrant l’emplacement de chaque terminaison nerveuse. (Le phénomène se produit semblablement en dormant sur le côté, le bras replié ressortant vers l’arrière.)

La boîte crânienne reposant sur l’oreiller, vous ne bougez que de millimètre en millimètre afin de l’ajuster en un confort optimal, promettant un voyage de première classe pour Slumberland ; c’était sans s’attendre à un jeu vicieux de vos cervicales. Le pivot soudain grince, portant au même instant votre attention sur cet entrechoquement déplaisant et rompant le silence auquel s’accoutumait vos oreilles et votre esprit. Dorénavant toute tentative d’oubli est voué à l’échec, quelle que soit la position que vous essayerez de conquérir, vous focaliserez sur une tension imaginaire dans la nuque suivie d’un bruit mât. Le moelleux de l’oreiller ne vous sera plus d’aucun secours.

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