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Archive for novembre 2006

Le Salon du livre jeunesse de Montreuil-sous-Bois

Ce vendredi, Clémentine* et moi nous étions donnés rendez-vous à la sortie de la station de métro. Sur le groupe initialement prévu, seuls nous deux étions présents pour une visite du Salon du livre jeunesse de Montreuil-sous-Bois.

Il y avait un monde fou, et la chaleur à l’intérieur était suffocante. Et les cris et les pleurs il faut croire inévitables des gosses, absolument insupportables, vous vous en doutiez. Il était certain que si j’y étais allé le samedi, j’en aurais étranglé deux ou trois, histoire de me défouler (attitude annonciatrice ?). Certain le fait aussi qu’une richesse éditoriale s’étalait devant mes yeux avides. La couleur et la forme aux services du porte-monnaie parental… Le mien a souffert ; c’est à la suite de son allégement, étrangement, que la douleur s’est accentuée… J’avais pris un album sur un hippopotame pour ma grand-mère (la Grumch), collectionneuse de tout ce qui a attrait à l’énorme mammifère (origine de son caractère ?).

Nous avions vu Yvan Pommeaux, Marie-Aude Murail (qui sortait apparemment d’une chimiothérapie) et la jolie Laurel, les trois en dédicace. Je ne possédais aucune de leurs œuvres respectives, et je me sentais gêné à l’idée d’en acheter une au nez et à la barbe des auteurs…

En bref, une espèce de grand-messe pour la jeunesse où l’on pouvait dénicher tout et n’importe quoi sur tout sujet. Ça ne m’a pas empêché de faire un tour du côté des mangas, et d’apprécier le succès du genre. Au grand dam d’Uderzo, « lisant » sa dernière production du petit Gaulois, qui, il faut bien l’avouer, est une catastrophe. N’est pas Goscinny qui veut.

* prénom d’emprunt
[rédigé le 17/07/08]

Catégories :Un an à Melun

La Mana

Qu’est-ce que la Mana ?
La ou le, peu importe. La Mana est le principe absolu d’où tout est originaire. Elle est le principe des principes, elle-même provenant de ce principe imaginé.

Possède-t-elle une « unité de base » ?
Oui et non. Elle en possède une dans le sens où chaque constituant de tel organisme, de telle collection, de telle biocénose, de tel système solaire, de telle molécule représente une unité de Mana. Elle n’en possède pas dans le sens où chacune de ces unités est déjà issue du Mana. Le Mana est Un, Pluralité et Infinité.

Aura-t-elle une fin ?
Oui et non. Oui dans le sens où elle peut imaginer sa propre fin. Non dans le sens où la Mana ne peut se terminer sans l’aide de la Mana, et que la Mana ne connaît pas autre chose que la Mana : elle n’aura donc pas de fin, quoi qu’il advienne.

Toute chose a son contraire. La Mana en a-t-elle un ?
Le contraire du Mana, s’il existe (et doit exister), ne fera que remplacer la Mana et reprendra son propre rôle de Mana.

Existe-il autre chose que la Mana ?
Tout ce qui est différent de la Mana reste de la Mana puisque celle-ci a pu l’imaginer.

Peut-on dire que la Mana possède une conscience ?
Non. Elle est pure imagination. Oui, car dans cette optique elle peut tout créer. La Mana imagine la Mana sans avoir conscience d’elle-même.

Comment la Mana a-t-elle imaginé la vie ?
A toi de l’imaginer, c’est cela la Mana ! Tendre au-delà de sa conscience !

L’imagination est-elle plus « puissante » que la conscience ?
Indubitablement oui, car elle n’a pas de limites.

Mais sans la conscience, l’imagination ne peut exister !
Et comment la Mana aurait-elle pu imaginer la conscience si la Mana n’était pas pure imagination ? Peut-on appréhender l’infini à partir de limites ?

Dieu a créé la Mana.
Non. La Mana imagine tandis que Dieu crée. Elle a toujours imaginé et imaginera toujours. Dieu est de toute éternité quand la Mana est l’éternité. La Mana a imaginé l’éternité, et Dieu par la même occasion puisqu’il y est. Dieu est par conséquent conscient car il évolue dans les limites de l’éternité ! C’est-à-dire, également, incapable de créer la Mana, encore moins de l’imaginer car la création est limitée à et par son créateur. Et enfin puisque la Mana est pure imagination, c’est la Mana qui a imaginé Dieu créant.

Qu’en est-il du destin ?
Le destin n’est qu’une création des dieux, de Dieu. La Mana imagine le passé, le présent et le futur. La Mana ne prédétermine rien parce qu’elle n’a pas de jugement de valeur. Elle n’est pas une déité.

Comment peut-on aspirer au Mana ?
La Mana est mouvement ; même en étant immobile tu parais en mouvement pour ceux qui sont en mouvement. Mais cela est une réponse égocentrique (limitée en est l’équivalence). Et la Mana n’est pas seulement égocentrique parce qu’elle imagine les autres possibles. Pour tendre au-delà de notre conscience, il est nécessaire d’envisager autrui en plus de soi, et tout ce qui nous entoure. Ce sera un pas dans une des directions possibles, parce que nous sommes limités.

Tes réponses sont donc limitées.
Bien sûr. Ma conscience est incapable de concevoir la Mana par des mots. Cela n’empêche pas d’entendre la musicalité qui m’environne et de tenter de la restituer. Ensuite, chacun est libre de l’interpréter. Celui qui prêche et s’y complaît est certes dans une voie possible mais ne tend pas sa conscience. Il en va de même pour celui qui ne fait qu’écouter.

Catégories :Documents confidentiels