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Archive for août 2004

J’ai découvert quelques bons paragraphes d’un comique, Pierre Desproges. Je dois dire que son style, du moins dans ce que je vais vous faire partager, me fait beaucoup rire. C’est bien pensé, bien manigancé dans la surenchère de mots et de jeux de mots… Joliment tourné.

Chapitre sexe

« En revanche, ma vie publique concerne tout le monde. C’est pourquoi je me dois de vous narrer ma dernière partouze, chez la comtesse Priscilla de Lorgasmonte.

Je pétrissais une attachée d’ambassade anglophone qu’un ancien président du Conseil besognait gravement, en ahanant de rauques exclamations bestiales d’où il ressortait en clair que l’aboutissement de ces va-et-vient n’était plus qu’une question de minutes, et que ce bouquet final allait être marqué par un débordement torrentiel remarquable au point de reléguer conjointement dans l’oubli la rupture du barrage de Fréjus et la grande crue de 1910. »

Chapitre nul

« […]

Je parle aussi des étudiants en lettres, j’en connais, dans ma propre famille, il y en a plein les coussins où ça se vautre d’ennui en se goudronnant les poumons fumeux face à la télé blafarde d’où suinte inévitablement cette lugubre bouillie verbale de rock à la con écrite directement au balai de chiottes par des handicapés mentaux dont la poésie de fond de poubelle oscille périlleusement entre le bredouillis parkinsonien et la vomissure nauséeuse que viennent leur cracher à la gueule de faméliques débris humains de vingt ans, agonisants précoces, les cheveux et le foie teints en vert par les abus d’alcool et de fines herbes, le tout avec la bénédiction sordide d’une intelligentsia crapoteuse systématiquement transie d’admiration béate pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à de la merde. »

Chapitre pitre

« Peut-on rire de tout ?

Peut-on rire avec tout le monde ?

A la première question, je répondrais oui sans hésiter.

Il faut rire de tout. C’est extrêmement important. C’est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans.

S’il est vrai que ce rire-là peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables et les angoisses mortelles, alors oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout.

A la seconde question, je répondrais : c’est dur.

C’est quelquefois au-dessus de mes forces, dans quelques environnements humains : la compagnie d’un stalinien pratiquant me met rarement en joie. Près d’un terroriste hystérique, je pouffe à peine, et la présence à mes côtés d’un militant d’extrême droite assombrit couramment ma jovialité monacale. »

Chapitre femelle

« Vous m’apparûtes sur l’écran, mon amour – vous permettez que je vous appelle mon amour ? Je crus défaillir.

Je sentis le fa se dérober sous mes pas alors que, normalement, c’est le sol. Mes bras tremblaient, mes jambes flageolaient au gigot, c’est tellement meilleur, bref mes membres, je veux dire la plupart de mes membres, mollissaient.

Cette femme m’a rendu fou. Vous m’avez rendu fou, délicieux petit cabri sauvage indomptable. Ah ! Femme étrange. N’abrites-tu point, sous la robe austère de la speakerine, la plus fine petite culotte de soie noire sauvage qui, comme un écrin de pétales veloutés d’orchidée sauvage, maintient dans la chaleur moite de son duvet tendre les plus exquises rondeurs charnelles finement duveteuses où la tiédeur exsangue de l’été finissant a laissé la dorure attendrie de ses rayons ultimes poser son sourire de cigale sur ton corps alangui que ma détresse exalte au soir de solitude où tu me laisses anéanti d’impuissance et totalement dérisoire devant cet écran glacé où je me cogne en vain, comme le papillon de nuit aveugle en rut se calcine la zigounette sur l’ampoule brûlante où la phalène poudrée l’attend les ailes offertes et le ventre palpitant pour une partie de trompe en l’air. »

Mouhahaha, trop drôle. J’apprécie ce genre d’humour. Surtout quand c’est moi qui le fait et que personne ne capte. Ça, c’est marrant. 🙂

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Hey Jude – The Beatles

Hey Jude, don’t make it bad.
Take a sad song and make it better.
Remember to let her into your heart,
Then you can start to make it better.

Hey Jude, don’t be afraid.
You were made to go out and get her.
The minute you let her under your skin,
Then you begin to make it better.

And anytime you feel the pain, hey jude, refrain,
Don’t carry the world upon your shoulders.
For well you know that it’s a fool who plays it cool
By making his world a little colder.

Hey Jude, don’t let me down.
You have found her, now go and get her.
Remember to let her into your heart,
Then you can start to make it better.

So let it out and let it in, hey Jude, begin,
You’re waiting for someone to perform with.
And don’t you know that it’s just you, hey Jude, you’ll do,
The movement you need is on your shoulder.

Hey Jude, don’t make it bad.
Take a sad song and make it better.
Remember to let her under your skin,
Then you’ll begin to make it
Better better better better better better, oh…

Naaaa na na na na na naaaa, na na na naaaa, heeey Jude…

Catégories :Paroles de chansons

Pour clore sur ma journée d’hier, j’ai passé une sympathique soirée au Prad, à Bénodet. Non, ce n’était pas pour draguer une petite anglaise ou hollandaise…

Je me suis bien défoulé sur la piste de danse, je dois dire, même si ça fermait un peu avant une heure du matin. Donc j’étais accompagné de potes, dont un que l’on retrouvait là car il bossait pas très loin. L’anecdote tourne autour de ce garçon.

Le fait est qu’il a réussi à dénicher une fille depuis deux semaines. Problème : elle est en stage dans le coin et est nantaise, c’est-à-dire que demain elle s’en va et ils ne se reverront plus. Donc hier, leur histoire a commencé à partir en eau de boudin, car le bonhomme en question s’impatientait quelque peu quant à la conclusion de leur relation. Disons qu’il lui manquait le bouquet final… S’en contrebalançant de l’avis de la jeune fille, fort gentille au demeurant, le bonhomme se laissait draguer sur la piste de danse et ne retenait plus guère son attention sur sa copine.

Quelque temps plus tard, légèrement exténué par mes gesticulations sur la piste, je sortais prendre l’air et retrouvais le gaillard, en train de maugréer dans son coin. Il se mit à me dire que sa copine le rejetait car soi-disant : « je ne ferais pas assez attention à elle« , ce qu’il démentit tout de suite au moyen de vérités peu crédibles (je l’avais vu faire).

Là, je commence à lui expliquer qu’en général, les filles requièrent plus d’attention dans un couple que les garçons… Et voilà la miss qui débarque, venant s’appuyer contre la rambarde, et me demande : « Je vous dérange peut-être ? » d’un ton très gentil (j’ai été étonné de la gentillesse innée chez cette fille). Je lui réponds que non, puis, un peu embarrassé car personne ne disait rien, je simulais l’appel lointain d’un pote qui me réclamait (tel le comédien que je suis). Elle me lance « Non ! Ce n’est pas grave, continuez à parler, je ne dirais rien« . Un poil penaud je reviens et continue à expliquer à mon pote que : « La proportion d’attention envers les filles dans un couple tourne autour de deux tiers pour elles, un tiers pour les gars (en terme de pourcentage). Même si ça fluctue et que souvent l’attention entre les partenaires se stabilise autour de 50%, ce sont toujours les filles qui demandent (implicitement, cela va sans dire) plus d’attention aux mecs que le contraire… Et si une fille dans un couple trouve que son Jules ne fait plus très attention à elle, et de surcroît le lui dit, c’est qu’il est temps de redresser la barre parce que le couple est en sursis. Enfin, en tout cas, c’est ma vision des choses. » (NdY : discours quasiment retranscrit dans sa véracité, les grandes lignes sont là)

La jeune fille avait suivi attentivement mes paroles et je sentais qu’elle approuvait, même si elle ne s’exprimait pas. Mon pote s’est retrouvé tout con, et ne savait plus trop quoi dire. Surtout que le fait que sa copine soit là lui mette un peu plus de pression.

Malheureusement, l’histoire s’est un poil envenimée plus tard dans la nuit, et le couple n’était plus très loin du naufrage… Peut-être ai-je ma part de responsabilité dans l’affaire ? Parce qu’après ce passage, elle non plus ne faisait plus attention à lui, et venait danser avec moi notamment… Et merde.

Fais chier la théorie.

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Toujours hier, j’allais faire un tour à la Faculté car j’avais besoin d’une photocopie pour terminer ma collecte de papiers, tout ça pour ma réinscription.

Je m’étais garé derrière les amphithéâtres pour être proche de l’entrée. Entrant dans le bâtiment, je marchais en direction de la photocopieuse quand je remarquais une file d’attente exclusivement composée de damoiselles (yeah), devant l’entrée des amphis. Mon périple m’amenait donc à traverser cette barrière d’Amazones, vêtu d’un jean délavé, de Pumas délabrées, d’une chemise déboutonnée. Elles m’ont toutes, je dis bien toutes (y’en avait une demi-douzaine au bas mot) regardé arriver tranquillement. Je leur rendais leur regard à toutes, j’ai bien dit toutes, dans les yeux, un tantinet interloqué (bien que je ne le montrais pas). M’approchant de plus en plus de ce groupe séduisant, leurs yeux devenant ronds comme des soucoupes (et je n’exagère pas en plus…), je leur lançais un « Bonjour ! » plein d’entrain, qu’elles me renvoyaient presque toutes, avec un léger ton surpris et défaillant.

Je traversais la rivière non sans difficultés (passer à travers la file d’attente était tout de même de haute voltige), et m’éloignait de la zone sismique, en me disant à moi-même :

Cette année promet !

Catégories :La fac de Quimper

Hier, j’ai bien ri dans ma tête… J’vous explique.

J’attendais patiemment mon tour pour retirer des sous à la Caisse d’Epargne de Penhars. Au guichet, une vieille dame (la cinquantaine entamée) était à ses affaires avec le bonhomme de la banque. Donc je parcourais du regard l’agence quand je tombais sur leur nouveau matraquage publicitaire pour la retraite. C’était le célèbre écureuil emblématique de la banque, imprimé sur une planche de carton, tout velu des pieds à la tête, sauf que justement la tête de la bestiole était cachée par un miroir en forme de cercle. La maxime de la publicité était « Enfin une retraite à votre image » ou une phrase dans le genre… Mais l’image que le miroir réfléchissait n’était autre que le postérieur de la vieille dame !!

Bon, j’ai rapidement détourné les yeux, déjà parce que je ne suis pas gérontophile, ensuite parce que le miroir déformait quelque peu la réalité de la chose… 🙂 Et puis… Ce serait exagéré de dire que j’avais la tête dans le cul à ce moment-là… Arf

En tout cas, ça a eu le mérite d’égayer le début de mon après-midi !

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« C’était simplement… un homme seul.

Seul face à lui-même, sans partenaire de jeu.

Un homme vivant dans un rêve : voilà ce qu’il était.

Are you living in the real world ? »

Cowboy BeBop The Movie – Knockin’ On Heaven’s Door

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Au revoir, Zinédine Zidane.



Tu m’auras marqué au fer rouge un certain 12 juillet 1998. Avec toi et toute cette équipe de France que j’avais très suivi durant cette compétition, j’ai véritablement découvert ce que c’était que le football. Ma vision sur ce sport en a été bouleversé à jamais.

Je suis heureux de faire parti de cette génération Zidane.

C’était mon hommage au plus grand artiste du ballon rond qu’il m’ait été de voir en Equipe de France. C’est tellement triste… Mais il fallait bien qu’il s’en aille à un moment.

Place aux jeunes ! Et cap vers notre deuxième Coupe du Monde, en Allemagne, en 2006 !

I will survive…

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