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Archive for avril 2004

Voici cinq~six ans, j’avais recours à une psychologue. Psychiatre. Quelle est la différence ? Dirigez-vous vers votre dictionnaire…
Bon, je ne vous embête pas plus longtemps : un psychiatre est un médecin de l’esprit, un psychologue est une personne ayant des connaissances sur le fonctionnement de l’âme (humaine).
Donc c’est une psychologue que j’étais allé consulter, bien qu’aujourd’hui c’est un psychiatre qu’il me faudrait.
Bref, elle m’avait posé huit petites questions, pour en savoir un peu plus sur ma personnalité, sur la base « q
uel(le) est ton (ta) … préféré(e) ? » Il me fallait y répondre sans réfléchir, à la première idée associée. Les voici donc, avec en sus une explication approximative d’aujourd’hui…
– Quel est ton animal préféré ?
Le lion. C’est le roi des animaux (symbolique). C’est mon signe du zodiaque. Quand il se lève, ce n’est jamais pour rien car c’est un gros paresseux. Pour la crinière. Pour sa majesté implicite.
– Quelle est ta couleur préférée ?
Le bleu. Couleur du ciel. Extrêmement reposant. Je ne pourrais pas m’en passer. A chaque fois que je regarde le ciel, en plus de me faire éternuer, il crée un calme en moi, s’étendant à tout mon corps. Fantastique. Le bleu du ciel est un de mes chargeurs.
– Quel est ton endroit préféré ?
Ma chambre. Sans aucun doute. C’est ma bulle extérieure personnelle. J’y ai tout ce qu’il faut pour me reposer (je ne vais pas lister…) et passer un temps fou sans me lasser. Il y a mon lit aussi, mais il manque un ordi pour me combler. Cela ne saurait tarder je l’espère.
– Quel est ton légume préféré ?
La carotte. J’avoue que c’est la réponse qui m’a le plus surpris, en plus de la psychologue. Symbole phallique ? Probablement. Je n’ai pourtant pas de sexualité « débridée ». M’enfin, grignoter une carotte est un véritable plaisir : c’est assez sucré, parfois amer, ça croque aimablement sous la dent… Symbole de ma vie douce et triste ? Certainement.
– Quelle est ton odeur préférée ?
Celle du chocolat. Lourde et pâteuse, salivante et obsédante. Je n’ai ici pas de réponse adéquate. Si quelqu’un pouvait m’apporter une réponse…
– Quel est mon plat préféré ?
Les lasagnes. Rien que d’y penser me donne faim. La succession de couches béchamel/pâte/viande (ou tout autre ordre) me rappelle la conscience humaine, c’est-à-dire que plus on descend en profondeur dans le plat de lasagnes, et plus c’est bon et chaud [
explication à relativiser aujourd’hui]…
– Quel est ton sentiment préféré ?
La colère. Je ne m’énerve que rarement, car souvent cela n’en vaut pas la peine (ça donne des ulcères à l’estomac), mais quand je trouve une situation particulièrement injuste et/ou disproportionnée, je pique une colère éphémère, et c’est stimulant. Usage très restreint, heureusement. C’est un moment où je suis également très sensible vis à vis de ce qui se passe autour de moi.
– Quel est mon « sentiment » préféré ?
L’amitié. Eh oui ! Pas l’amour ! Avoir de vrais amis est indispensable et pas donné à tout le monde. A l’époque je devais me sentir abandonné de partout (amélioration depuis), et que l’amour passait au second plan. Je ne me trompais pas. C’est toujours d’actualité. Pour ma santé psychique, il vaut mieux.

Bien marrantes ces questions. Avec ces réponses, elle m’avait défini comme « équilibré »…
Je ris intérieurement de son résultat, aujourd’hui encore, à chaque fois que j’y pense.

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Joyeux anniversaire…

J’aime la vie, pourtant la mort m’attire.
Le mardi 30 j’ai pu mesurer malgré moi à quel point ma mère me percevait encore comme un puritain, un enfant de chœur. Je m’explique : samedi 27, j’ai passé une excellente soirée, digne d’avoir les artifices nécessaires au bon amusement général. Je suis donc revenu dimanche, un peu plus tard que d’habitude, vers 14h. Puis mardi suivant, au soir, en revenant de la Fac avec ma mère, celle-ci m’avoue quelque chose d’inhabituel :
– Je t’ai senti gêné, dimanche, quand tu es revenu. Je ne sais pas pourquoi, mais ça m’est revenu en mémoire hier soir [lundi].
– Ah ? Je ne vois pas pourquoi !
– Hum, j’avais pensé moi, que tu avais honte de quelque chose… Ta première cuite, ton premier joint…
« Maman, si tu savais… »
– Tu veux parler de ça ? dis-je avec un petit rire.
– Non, mais il faut bien que tu passes par ta première cuite un jour…
– Non, ce n’est pas ça. C’est en rapport avec mon manteau : on m’avait renversé un verre avec de l’alcool dessus mon manteau, et j’avais peur qu’il en garde une tâche… [
NdY : sitôt rentré dimanche après-midi, j’avais demandé à ma mère s’il était possible de laver mon manteau, sans m’expliquer pourquoi].
– D’accord. Je ne pense pas que l’alcool tâche, ça s’évapore plutôt.
– …Et puis il y a aussi le fait que je sois rentré plus tard que d’habitude, vers 14h je crois, et je ne savais pas si vous aviez besoin de la voiture.
– Ah oui, ça aussi. J’avais pensé à ça aussi, au fait que tu aies eu peur que l’on t’engueule. Mais ce n’était rien, même si ton frère avait râlé [
NdY : ce n’est pas étonnant, c’est ce qu’il sait faire de mieux] parce qu’il voulait aller voter avec ton père et toi entre midi et deux.

Voyez comme j’ai pu bien cacher le fait que je devienne le fêtard moyen (modéré, quoi !) à n’importe quelle soirée. Mon père doit être moins dupe – du moins je l’espère – ayant été jeune homme avant moi, et il a pu aussi bien garder ses doutes pour lui. Ou alors ne se doute-il de rien, car mes parents parlent beaucoup entre eux. Enfin bon. S’ils ont choisi mon frère comme image de moi-même (car je ne laisse rien filtrer), ils sont dans la mauvaise voie.
Je deviens de plus en plus un étranger dans cette famille ; enfin, un être à part. Au moins ne se mêlent-ils pas de mes affaires, c’est une bonne chose.

Passons.
Un an aujourd’hui que mon journal électronique existe. C’est bien. J’en ai vécu des choses depuis, sur et autour de ce site. Des hauts et des bas. Je n’ai pas grand-chose à rajouter en réalité.
Je ne serai jamais vu de la même manière par tout le monde, pour deux raisons : primo, personne n’a la même vision du monde qui l’entoure ; secundo, je ne suis jamais le même avec chacune de mes connaissances, ce qui rejoint la première raison.

Cela ne sert à rien que je fasse un bilan de mon année journalistique. Vous savez pourquoi ? Parce que je n’en ressens pas le besoin ! Pour l’instant j’ai tout ce qu’il me faut pour continuer une petite vie tranquille. Je ne compte pas sortir en soirée, j’ai pris de bonnes résolutions pour ces vacances…
Ces deux semaines de vacances s’annoncent sous de beaux auspices, parce que je n’ai rien à recevoir. Je préfère donner, que ce soit un sourire, une blague bien vaseuse ou un rayonnement concret d’amitié.

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