(Article rédigé le dimanche 15 février au soir)
Aujourd’hui je me sens mieux qu’hier… La phrase qui
détonne !
Non, mais, croyez-moi, c’est vrai… Je me suis un peu questionné sur moi-même hier soir, sur le pourquoi que je déprimais autant, pourquoi je restais si coincé avec les filles en général (même si j’ai pu m’apercevoir d’améliorations sur ce point-là, ce n’est pas le top non plus), pour quelles raisons mes pensées m’amènent à la notion de suicide, de qui avait été créé le premier entre l’œuf et la poule, pourquoi donc je suis arrivé à ce stade ?… Ma petite déprime « prédodo » en somme…
Bon, c’est évident que si je voulais me remettre une nouvelle fois en question, il me faudrait de nouveau quelques jours reposants sur le terrain de ma grand-mère à l’Ile-Tudy. Je crois que je vais me préparer un petit break pendant les vacances d’avril. Cela pourrait m’être utile. Je ne sais pas où encore, mais je pense que j’ai besoin de changer d’air, d’un « sas de décompression » de temps à autre. Je pense que tout le monde a besoin de ça pour faire le ménage en soi. De plus, quand on a un(e) petit(e) ami(e), on doit pouvoir se sentir plus en confiance, parce que l’on a quelqu’un qui
veut vous comprendre et veut vous écouter. Enfin, ça, je l’imagine… Mais cela doit être vrai pour beaucoup de couples.
J’en viens à là où je voulais arriver, c’est-à-dire que si jamais par bonheur j’ai une compagne (pour employer des mots usés), je crois que je serai dans la cruelle obligation de fermer ce journal électronique… Quoi ? Qui a dit «
Grouille-toi d’en trouver une ? » ?? Pour le moment, ce n’est pas à l’ordre du jour. Ce n’est pas facile (vous êtes forcément au courant par votre propre expérience). Encore moins facile pour les rebus dans mon genre.
De toute façon, dans l’improbable possibilité où je ne serais plus seul, je ne ferai pas la même erreur dans ce journal que j’ai commise l’année dernière avec Elodie, c’est-à-dire qu’il n’y aura pas un seul traître mot sur ma vie conjugale. Rien, que dalle, pas même l’ombre d’une seule pensée de graphème qui ira dessus. Y’a pas plus clair ! Ça fait parti de ma vie privée que je veux garder secrète, et c’est normal, après tout. Je ne suis pas exhibitionniste ; et puis si je dévoile tout sur moi ici, que restera-t-il après ? Je crois qu’il est temps que je m’impose des limites dans ce journal et ailleurs. La période en août où j’avais voulu m’émanciper la tête, tenter de me découvrir, de trouver mes propres frontières, est révolue. Dorénavant je peux continuer à grandir et à m’écouter tranquillement. Pourtant, personne n’est fait pour stagner à l’intérieur de soi. C’est pourquoi je sais qu’à un moment ou à un autre, il me faudra un nouveau temps d’arrêt pour me pencher et tendre une oreille interne attentive. Et une nouvelle période de changements dans d’autres directions pourra commencer.

La vie est un combat de tous les jours. Souvent je flanche, je veux lâcher prise, ne plus rien avoir à faire ici… Ce n’est pas le genre de choses auxquelles il faut s’attarder, mais dans ces moments de noirceur, j’ai toujours la même image qui revient : celle de mon enterrement, avec toutes mes connaissances autour. C’est extrêmement égoïste. Mais c’est le seul moyen que j’ai en ma possession pour me pousser à rester. Le jour où je n’aurai plus personne sur qui compter, je saurai alors que je ne sers à personne en ce bas-monde, et que je pourrai m’en aller sans remords. Tant que j’aurais quelqu’un qui pensera à moi (en ça réside l’égoïsme de l’image de l’enterrement), je ne pourrais pas. Je ne veux pas gâcher la vie de quiconque, famille, ami, sauf si je suis vraiment à bout. En résumé c’est par vous et en vous que je (sur)vis. Je vous en remercie du fond du cœur.
Je vous livre un petit secret qui n’en est pas un : je n’écris jamais d’articles directement sur l’ordi, je trouve ce procédé trop impersonnel [à présent, ma méthode est hybride]. La bonne vieille plume et une bonne feuille de papier, rien de tel que ce contact pour me revigorer en douceur et me concentrer sans interférence sur ce que je veux écrire. Je peux utiliser aussi mon lecteur CD pour qu’il y ait des musiques qui m’influencent dans telle ou telle direction. [Dorénavant, j’atténue au maximum les sons parasites, et souvent, j’éteins la musique.]
La plume est le pinceau de la calligraphie. Peut-être qu’inconsciemment je conçois ma plume comme un pinceau et que je m’applique ensuite sans faire attention. D’après Gael j’ai une écriture d’elfe. Je prends ça comme un compliment (mmmh…). Combien de fois m’a-t-on dit que j’écrivais bien… Je ne fais pas mon blasé, rassurez-vous ce n’est pas mon genre. Je vais vous raconter une anecdote qui s’est déroulée au CM2, il y a… heu… dix ans donc. Un jour mon père m’avait dit que j’écrivais bien. J’étais tout fier ; venant de mon père, ça faisait un petit quelque chose de plaisant à me rappeler dans ma petite caboche de l’époque. Le lendemain, en classe, alors que l’institutrice faisait son cours normalement, j’ai levé le doigt pour parler, et j’ai répété le compliment de mon père. L’institutrice m’a remballé dans un carton bien ficelé, sous les rires de mes collègues, et je n’ai plus rien dit de la journée. Le traumatisme doit venir de là, car je m’en souviens comme si c’était hier. J’étais un garçon sensible et facilement impressionnable [
je le suis toujours]… D’où mon indifférence aux « compliments » en rapport avec mon écriture.
Je dois être vraiment un cas particulier. Je me demande si beaucoup d’entre vous possèdent des souvenirs du même calibre que celui que je viens de citer. Je n’en sais rien, je me pose seulement la question. C’est parfois difficile d’avoir une bonne mémoire, surtout si c’est pour conserver de foutus complexes freudiens. De ça aussi je m’en serais bien passé !

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