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Archive for janvier 2004

Là je vais raconter en gros ce qui s’est passé la semaine dernière, où différentes émotions se sont entremêlées.

Lundi : rien de particulier… Sauf le fait que je n’avais ni cours ni partiel. Donc, seule journée de paix dans la semaine.

Mardi : dès 8h, partiel d’Histoire Moderne. Petite dissertation de deux heures sur les idées de Martin Luther, fondateur du mouvement protestant, et non pas le prêtre noir américain ! D’ailleurs c’était hier (19 janvier) que le jour férié était consacré à Martin Luther King, homme de grande cause. Hasard des dates, hasard des noms. Bref, jusqu’à 10h, j’énonçais la transsubstantiation, comme quoi le Christ serait dans le pain et le vin comme le feu est au fer rouge, contrairement à la consubstantiation chrétienne, qui dit que le Christ est bien incarné dans le pain et le vin (le pain c’est l’hostie pendant la messe)… Enfin, z’avez pitète remarqué que je vous livre des spécificités historiennes, diantre ! Cette corvée terminée, je rentrai chez moi ; le soir j’allai à ma séance hebdomadaire de Ju-Jitsu. J’ai pris comme principe de ne pas manger avant d’y aller, car je ne me sens pas bien, pendant et après la séance. Je passe sur l’échauffement super difficile où j’ai cru ne jamais avoir assez de trois poumons pour respirer, puis les nouvelles techniques apprises avec Nolwenn, une de mes partenaires de ceinture blanche. A la fin de la séance, nous avons su qu’un collègue avait eu une petite fille (bienvenue dans le monde réel, petite Perrine) il n’y a pas longtemps, et il voulait payer son coup ! Il avait envoyé avec lui trois bouteilles de blanc fait-maison… Le barjot m’a fait boire 2 verres pleins, à jeun, je ne vous raconte pas mon état… Je me suis retrouvé à parler de graveur DVD dans les vestiaires de la salle omnisport de Pluguffan… Faible compensation : la prof de Ju-Jitsu avait emmené une galette des Rois… faite-maison. Ouin, je n’ai pas eu la fève. Après, un autre collègue m’a ramené chez moi en voiture, lui aussi avait bu « raisonnablement », et en chemin il m’a raconté comment il avait acquis son Chrysler Voyager pour 27000 Frcs… Enfin, j’avais été prévenu que le vin m’empêcherait de dormir. C’était vrai.

Mercredi : réveil moyen, heureusement pour moi j’ai pu dormir tout mon saoul car le (dernier) partiel se déroulait en milieu d’après-midi. Tout le monde s’attendait à un truc aisé pour le français ; elle a bien caché son jeu… C’était même pas facile du tout. Pourtant en cours je me débrouille bien… Va savoir. Tout de suite après, les emplois du temps du second semestre étaient placardés, et je dois dire que d’habitude je ne critique pas trop car j’arrive à m’en sortir, mais là, c’est vraiment la merde. Je vais à la Fac tous les jours pour 3 heures quotidiennes en moyenne, avec des horaires invraisemblables. J’en profite pour dire à Caro et Mumu que ce sera difficile d’aller manger avec vous à midi à l’IUT. A la rigueur je pourrais venir le vendredi, on verra bien. Enfin, ça, si vous voulez toujours de ma compagnie. En rentrant chez moi je passai avec ma mère voir mon chat chez le vétérinaire qui se trouvait en soins intensifs, avec perfusions et médocs à l’appui. Petit dysfonctionnement des reins. Malheureusement mon pauvre animal allait devoir rester deux jours de plus, car la situation semblait critique. Quand j’ai vu mon chat dans la cage chez le véto qui me regardait avec des yeux disant « s’il te plaît, je veux retourner à la maison », j’ai ressenti un poids lourd dans le cœur… Vous voyez, ce chat, c’est moi qui l’ai trouvé dans la haie de mon voisin il y a plus de quatre ans, abandonné à l’état de chaton. Je me suis attaché à lui (elle, parce qu’elle est femelle, mais un chat quel que soit son sexe reste un chat pour moi), bien qu’une inimitié se soit installée entre nous deux. Mon père est complètement gaga de lui, mon frère et ma mère modérément, mais moi il ne m’aime pas du tout, sauf quand vient l’heure de manger, là, il rapplique en vitesse ! Donc au final, on s’ignore mutuellement, mais je l’aime bien, au fond. Et le voir dans sa cage, mal en point, m’a porté un coup au moral pour la soirée. Enfin, le chat est revenu vendredi soir, tout est presque rentré dans l’ordre, parce que s’il rechute une troisième fois, ce sera la piqûre.

Jeudi : avec le moral au ras des chaussettes, j’ai passé une matinée maussade, puis, prenant le bus pour Quimper, j’attendai ma séance d’escalade. J’avais deux heures à poireauter avant le début, donc je me suis baladé sur le bord du Steir, découvrant une île accessible, des chemins pas trop fréquentés, profitant de la pluie pour me reposer mentalement, composant un poème… Arrivait l’heure de la séance où je notai quelques minimes progrès (bon sang, ce que je déteste monter en tête !). Au moins avec ce sport j’aurais pris du muscle, héhé… J’ai du mal avec certaines prises, mais à ce niveau mon problème est mental. Tout coince dans ma tête. Parce que sinon je ne me débrouille pas trop mal…

Vendredi : à 10h, rendez-vous chez la dentiste pour me faire enlever une partie de moi : une de mes dents de sagesse. « Quelle horreur ! » frémiront certains. Si vous faites allusion à l’opération, en effet, je confirme… Ce n’est pas un moment agréable à passer. Attention, âmes sensibles s’abstenir. En premier lieu, je recevai quelques picousses pour anesthésier la gencive au fond en bas à gauche. La langue était engourdie et lourde : « C’est bon, on peut y aller alors ! » me lance gaiement la dentiste. Elle racle la gencive qui restait au-dessus de la dent avec un ustensile ; je sentai simplement que l’outil qui provoquait des vibrations indolores sur la dent, et le bruit qui les accompagnait. Seul le sang qui coulait dans la gorge m’indiquait que c’était toujours en vie dans ce coin de ma mâchoire inférieure. L’aspirateur buccal faisait bien son travail… A partir de là, tout s’est accéléré. La dentiste a écarté la gencive sur le côté et a commencé à extraire la dent avec une pince. Elle s’est acharnée dessus en la faisant bouger de gauche à droite ; l’image qui s’approcherait le plus de l’action en cours serait celle-ci : quand un bouchon en liège est durement enfoncé dans le goulot, vous triturez ce bouchon dans tous les sens de plus en plus vite et fort jusqu’à ce que cette bondieuserie soit expulsée, laissant la précieuse liqueur remplir vos verres. Là, c’était la même chose, mais dans le fond de ma bouche. Où les choses se compliquent, c’est avec la racine elle-même. Celle-ci était affreusement longue (deux bons centimètres au bas mot) et de plus, légèrement courbée à son extrémité. La salive et le sang coulaient à flots tout en se mélangeant ; ne manquait que la sueur dégoulinant des tempes. J’ai bien cru que l’aspirateur allait être obstrué. A cet instant la dentiste s’empare fermement de la dent, la remonte en la faisant coulisser vers la gorge, car la racine avait cette orientation. Elle ne pouvait prendre le risque de me l’enlever directement car sinon elle m’arrachait un bon morceau de viande, et optionnellement je ne serai plus retourné chez elle. Pour avoir une meilleure prise et vue, elle laisse la dent à moitié sortie, tout en me demandant avec un gentil sourire : « Tu ne voudrais pas que je te laisse comme ça ? ». La dent sortie, je pus respirer et contempler la saloperie qui m’avait fait passer une nuit blanche de souffrance deux semaines plus tôt. Sérieusement, je n’avais jamais vu une racine aussi longue, l’extrémité ressemblait à s’y méprendre à un croc de boucher. L’Intolérable s’arrête ici pour les sensibles. Je fus passablement crispé pendant l’opération, pourtant globalement, c’était moins pénible que la première dent de sagesse qu’elle m’avait retirée. Deux sur trois dorénavant, et la troisième ne me cause pas de soucis, donc je ne m’en débarrasse pas. J’ajoute que la suite de ma journée s’est déroulée vaseusement, avec une impossibilité de manger, de boire frais, et avec un goût permanent de fer dans la bouche. Pas de cours, puisqu’il n’y en a pas pendant les partiels : en week-end depuis mercredi soir !

Samedi : réveil la tête dans le c.., prise de médocs, après-midi passable, mais soirée mémorable ! Rendez-vous sur le parking de la Fac à 18h pour ensuite aller à Saint Thoix pour la première véritable première soirée des historiens ! C’était vraiment énorme. Depuis l’Ile-Tudy l’été dernier je n’avais passé une soirée aussi trippante, même si la Nuit jaune et le Réveillon étaient formidables, ce samedi fut un très bon, excellent souvenir ! J’aurais tellement de choses à raconter que je passerai la nuit à la rédiger… J’embarquai Matthieu (Mateus Maximus pour moi, vu la stature du bonhomme !) et je suivai Clément, son phare arrière gauche cassé servant de guide (sur la voie express, car la nuit et la bruine empêchèrent grandement une bonne visibilité), avec Isabelle en chef de colonne et Caroline (une autre) qui suivait derrière moi. Après quelques péripéties sur les départementales (avec la jungle elliantaise, jamais vu de coin si paumé), la douzaine de voitures remplies d’historiens de différents niveaux débarquait à l’ULAMIR de St Thoix, et la fête pouvait ainsi débuter ! Les locaux étaient gigantesques, beaucoup de salles et de tables et de chaises (y’avait même un babyfoot !) et de chambres et de lits confortables. J’avais envoyé avec moi deux bouteilles de mélange perso (qui m’ont bien atteint, boudu !) que quelques personnes ont apprécié. Par contre le café-lambic de Ronan fut particulièrement repoussant. Rien que l’odeur me donnait des haut-le-cœur (je garde un mauvais souvenir de cette mixture car c’est elle à Bot Conan qui avait fait réagir promptement mon estomac pour la première fois après une ingurgitation de cette boisson éthérée). Je naviguai d’une personne à l’autre pendant la soirée, bavardant avec plein de monde de tout et n’importe quoi… Il y a eu cette rumeur lancée par ce scrogneugneu de Gael comme quoi Jean-Paul II était mort… Ça a fait le tour de la soirée pendant des heures, c’était assez surréaliste ! Je pourrais raconter d’autres trucs encore, mais je les garde pour moi. Si j’ai un sourire rien qu’à évoquer cette soirée dans ma tête, c’est qu’elle était vraiment exceptionnelle. Et ce fut le cas. Les liens se sont ressoudés entre historiens, et ça c’est la plus belle chose qui pouvait arriver.

Dimanche : réveil à 10h30~11h, et départ vers midi. J’ai bien dormi, malgré l’irruption des deuxième année dans ma chambre à 8h suivi de celle de Glen et Irin (que je calmais violemment mais rapidement. Je n’aime pas trop que l’on me réveille de façon abrupte). La journée se déroula tranquillement, je n’étais même pas fatigué. Je récupère assez vite de ce genre de soirées. Tant mieux. Le lendemain je repris sereinement les cours.

Une semaine assez atypique de 2004 je dirais ! Délirante, émouvante et surprenante. Si l’année se déroule aussi bien voire mieux que pendant la soirée de samedi, je vais grandement l’apprécier ! J’en redemande !

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Catégories :La fac de Quimper

Depuis tout petit je me suis débrouillé pour parler ou écrire. Je voulais toujours dire quelque chose. Je désirais ardemment m’exprimer. Cela se manifestait par une boule au fond de la gorge, et qui était constamment réprimée car finalement je ne voyais pas l’utilité de raconter des histoires aux adultes, car ils n’ont jamais le temps pour vous écouter [et puis, à vrai dire, il me manquait de grosses tranches de vocabulaire].
Aujourd’hui, ce n’est plus tout à fait le cas, c’est moi qui me retrouve dans la position de l’adulte (si j’ose dire), et bien que ça me désole, je comprends quelque part pourquoi ils n’en ont pas le temps. Il faut savoir se mettre des deux côtés pour émettre un avis.

L’imagination m’est vitale. Je carbure à l’imagination. Comme l’aurait suggéré Zola, regarder le monde avec trop de réalisme amène à la dépression. D’un autre côté, voir la vie avec une surabondance imaginative nuit à votre compréhension de la société. Les extrêmes sont irrémédiablement fatals.
Faute de pouvoir m’exprimer pleinement par la voie orale, je me suis lancé dans l’écriture. Pas un mauvais choix, si je regarde en arrière. On m’a toujours affirmé que je ne pourrais subvenir à mes besoins en m’appuyant uniquement sur l’écriture. C’est vrai, je n’ai jamais dit le contraire. Pourtant, comble de tout, je souhaite devenir professeur d’histoire-géographie : il n’y a pas mieux en matière de communication orale ! Et c’est une matière littéraire… La contradiction, ça me connaît j’ai l’impression.

L’imagination, c’est le pouvoir de créer et de défaire, le tout avec équilibre. L’imagination, c’est une balance où sur un plateau est déposée la façon dont votre esprit analyse votre correspondance avec l’extérieur, et sur l’autre plateau vos influences, votre vécu. Et l’important est de savoir jauger, peser, mesurer chaque partie pour la mettre en pratique.

Catégories :Non classé

Cela fait une semaine que l’année 2004 a démarré. Cette échelle numérique ne signifie rien pour moi. Mon avis est que si l’on doit prendre une date pour se repérer dans les âges, elle doit se situer au début de l’Histoire, quand les Sumériens ont inventé l’écriture, au milieu du IVème millénaire avant J.C., pour vous donner une idée de date par rapport à celle de la naissance approximative du gourou de la secte chrétienne. Donc, à mon humble avis, on serait en 5504 après l’écriture.

Personnellement, cette date me conviendrait parfaitement, je ne vois pas pourquoi par le simple fait que la culture chrétienne dominerait et se serait assimilée à nos esprits, je devrais subir cette calomnie. Autant prendre une année (approximative aussi) qui concerne l’avancée de l’Humanité dans sa globalité.
On pourrait remonter loin dans ce jeu, après tout. Pourquoi ne pas prendre une date quand l’homme a appris l’élevage et l’agriculture ? Ou bien quand il a commencé à maîtriser le feu ? Ou encore quand l’Homo sapiens sapiens (on se demande aujourd’hui si certaines personnalités internationales méritent cette qualification de très sage, comme l’énonce le nom de notre espèce. Enfin, là n’est pas la question.) s’est supplanté aux autres Homo ? Ou encore quand les primates ont quitté le berceau de l’humanité en Afrique ? (Donnez d’autres repères chronologiques si vous voulez, y’a moyen de rigoler !)
Non, sérieusement, c’est l’écriture plus qu’autre chose qui se démarque. C’est la frontière symbolique entre la Préhistoire et l’Histoire. C’est l’entrée de l’humanité dans la tradition écrite, surpassant peu à peu la tradition orale de mémoire. Sans cela vous ne pourriez me lire (salauds de Sumériens !). Sans cela nous ne pourrions communiquer par lettre ou par mail. Et ce n’est pas un mec comme J.C. qui oserait dire le contraire (vous connaissez le plus grand best-seller de tous les temps : la Bible). L’écriture est un puissant vecteur de toutes nos émotions, les plus affreuses comme les plus belles. Qu’est J.C. ? Un exutoire de sentiments ? Une poubelle à péchés ? Je pense qu’il aurait explosé par suralimentation de folies humaines depuis un paquet d’années. On jette nos passions en un homme qui a certes existé, je ne le nie pas, mais qui reste un homme. Je préfère partager mes passions avec tout le monde, qu’avec une personne seule, par pensée. Car l’écriture permet de délivrer nos passions. Ensuite, c’est à chacun de faire ce qu’il veut de ses passions. Je ne connais pas la proportion de personnes vouant une passion à J.C. (et s’ils la partagent, tant mieux pour celles-ci), mais je pense franchement que l’humanité ne doit pas se baser sur ce qu’un homme a fait, mais sur un événement qui a changé la mentalité des hommes en profondeur, et ce pour l’éternité. Peut-être avez-vous repéré une contradiction (possible) dans ma phrase précédente. J.C. est un non-événement dans l’Histoire. C’est même la plus grosse imposture de tous les temps, aussi puissamment qu’a pu l’être la Bible. Il a juste orienté les mentalités psychiques dans une direction, rien d’autre. Une trop forte et radicale orientation.
Et J.C. avec le christianisme n’est pas le seul exemple que l’on puisse donner. L’Islam avec Mahomet est basé sur le même principe, et n’a pas un parcours non moins sanglant que la chrétienté. Pour le judaïsme, c’est pareil, c’est un magnifique cas de stagnation culturelle de plus de 26 siècles, centré sur une idée de peuple élu par un être fictif. Toutes ces religions sont restées ancrer dans le passé, et ne se dégagent pas de ce bourbier dangereux. Il n’y a pas d’évolution mentale, on cadre la vie sur un livre (Ancien Testament, Evangiles, Coran…), or mettre en cage un esprit humain est un crime.
Une religion est toujours une secte à l’origine. Ce n’est que lorsqu’elle atteint une maîtrise totale sur les administrations et les populations qu’une secte atteint ce stade et grade de religion. Qui ne nous dit pas que la Scientologie ou les Témoins de Jéhovah supplanteront l’Islam ou le christianisme dans les prochaines années ? Tout empire est condamné à disparaître, même spirituelle.

Je respecte les pratiquants, sachez que je n’ai absolument aucune pensée négative vis-à-vis des personnes possédant une foi religieuse. C’est leur choix propre, ils font et vous faites ce que vous voulez. C’est uniquement mon avis que j’ai rédigé. Donc si par hasard, quelqu’un n’apprécie pas ce que j’ai marqué au-dessus, c’est qu’il n’est pas tolérant, qu’il ne considère pas chaque homme comme un être à part entière, et que c’est lui-même qu’il rejette. Il n’y a pas de personne existante qu’il y ait à mépriser plus activement.
Tout ça pour une histoire de date… Les guerres les plus atroces ont éclaté sur des détails aussi infimes.

Catégories :Dieu ; ses dégâts

Alors, qu’aura été 2003 pour moi ? En un mot : transition. Et en quelques lignes : lisez ce qui suit !

Hasard de ma naissance (en plein été), toutes les années scolaires j’ai l’âge requis, je garde le même âge. C’est-à-dire que pendant toute ma Terminale j’ai eu 19 ans. Or 2003 fut le passage à la vingtaine, ce qui est différent des nombreux amis qui ont eu 18 ans, la majorité civile. La vingtaine nous fait comprendre une chose : on devient vieux, donc plus mature dans sa tête. Je n’ai fait mon deuil de l’adolescence que cet été. J’ai changé de monde. 2003 fut vraiment l’année de tous les changements. C’est une année où j’ai raté autant que j’ai réussi. Et en cela, je suis globalement content de 2003. J’ai enfin commencé à m’affirmer, j’ai commencé à devenir moi-même, quelqu’un à part entière. Avant je vivais le plus souvent à l’ombre des autres, je n’avais pas un avis à proprement parler (je « suivais le mouvement »). Aujourd’hui, je suis mon propre mouvement.
J’ai eu tort de penser que tout ce que j’espérais allait m’arriver en une année. Je vois plus loin désormais. Mon horizon ne se limite plus aux chiffres comme 2004, 2018, 2056… Je vois un étalement sur plusieurs années, où de fantastiques et très mauvaises surprises me tomberont sur le nez (j’espère plus de belles surprises, quand même…). 2003 ne fut que la première étape, même si ce changement a commencé bien avant, au niveau de la rentrée scolaire de septembre 2001. C’est inimaginable les changements que j’ai subi depuis cette époque.
Ma deuxième étape a déjà commencé : la Fac d’histoire. Quand s’arrêtera-t-elle ? L’avenir seul me le dira.

Bilan 2003 :
La plus impressionnante année de ma vie, sous tous les plans.
Les + :
– mon permis de conduire
– la fin des années lycée (5 tout de même !)
– mon Bac
– j’étudie enfin ce que j’aime.


Les – :
– (grosse) carence au niveau affectif (c’est récurrent mais c’est plus pénible à supporter chaque année) avec quelques vents et dérapages.
– quelques tensions familiales (ça s’est calmé)
– fin d’une classe où malgré des passages à vide je me plaisais énormément, et dispersement de grands amis.

Conclusion :
Si 2004 équivaut à 2003, ce sera une sacrée année !

Catégories :Non classé