Le bonheur. Qu’est-ce que c’est ? C’est l’état où la conscience est pleinement satisfaite. Mais satisfaite de quoi ? [Le bonheur revêt tellement de formes…] Pour moi il s’agit d’être heureux sur le moment pour plus tard, avoir conscience du bonheur dans lequel on était.

Cet été, j’ai livré plusieurs batailles intérieures (je l’ai déjà écrit) que j’ai remportées ; cela fut difficile, mais pas vain : je me suis libéré de différentes contraintes. Je suis beaucoup moins matériel (bien que je continue à apprécier les objets et d’en prendre soin [en particulier les livres]), je ne suis plus à la recherche d’un objet pour juste me satisfaire de le posséder. Je trouve cet état d’esprit malsain. Je vais plus loin que dans la bête acquisition : il faut que l’objet ait une énorme valeur et signification en moi. Et je ne me prive plus de quoi que ce soit, et ça, ça enrage ma mère, et je dois dire que je lui ris au nez. L’abstinance, c’est très mauvais.
Ensuite, bien que ce ne soit pas une chose à proprement parler, j’ai un vide en moi, un vide affectif, amoureux (mettez le terme qui vous semble le plus criant), et ça me terrifie. Je rejette le problème le plus loin que je peux, mais semblable au naturel, il revient au galop… Alors je prends (pendant cette période !) le problème à bras-le-corps et je m’engage. Il ne faut pas que je me défile maintenant…
Enfin, j’ai réussi à abandonner des manières que j’avais depuis de longues années et que je voulais supprimer. Le fait de me retrancher derrière mes idées parce qu’elles étaient justes (pour moi), je ne le fais quasiment plus, je m’oblige à une plus grande ouverture d’esprit [
c’est toujours en cours, et ce n’est… que du bonheur]. Le fait de donner un avis sur un truc ou une personne sans rien connaître à leur sujet, ça, je ne le fais plus du tout, car c’est extrêmement dangereux. Le fait également de me laisser pousser les cheveux ! En plus d’avoir transformé mon physique, cela a changé le regard que je portais sur moi. C’est une rupture avec mon ancienne personnalité individualiste, autrement plus renfermée et fraîche qu’aujourd’hui. C’est même la rupture la plus nette, à mon humble avis.
Voilà : je proclame la sortie de moi-même de l’adolescence [
n’allons pas trop vite en besogne !] ! L’adolescence psychologique je précise, parce que l’adolescence physique ça fait un bout de temps que je n’y suis plus (…). Pourtant, d’un autre côté, je suis loin d’être mature, je souhaite absolument conserver cette vision d’enfant innocent que j’exerce sur le monde, car alors seulement je pourrais percevoir la [une] vérité. Je ne deviendrais pas un adulte retranché derrière ses propres illusions, avec des œillières posées sur le museau. Justement ! Je ne suis pas loin d’être libéré de cette entrave ! Car c’est une lutte permanente : du jour au lendemain, je peux y replonger (qui a dit la drogue ?!).

Mon livre n’est pas le seul but que je me fixe. Car écrire un livre c’est une satisfaction personnelle. Or je sais pertinnement que je ne me contenterai pas que de cela. Je ne conçois pas non plus le fait d’avoir une relation amoureuse comme un but, et puis basta. Car avoir une relation pour moi, en plus d’être une satisfaction personnelle continue, cela doit être également une satisfaction de tous les jours pour mon partenaire [c’est considérer son partenaire comme une fin, non un moyen. Pas mal, bonhomme !]. Sinon, cela ne fonctionnera pas. En clair, je ne me suffis pas à moi-même ! Ce n’est pas pensable ! C’est impossible ! Et c’est la même chose pour tout le monde. N’est-ce pas exact ce que j’affirme ? Avoir des relations épisodiques, très peu pour moi ! Episodique ? Par exemple, enchaîner une semaine avec quelqu’un, puis tout de suite après, trois jours avec un(e) autre, et encore après, deux semaines et demie avec une autre personne… Comment peut-on se contenter de cette habitude ? Je me le demande bien, car jamais (du moins je l’espère) je n’oserai l’expérimenter… On doit être sacrément frustré quelque part… Sincèrement je préfère m’engager dans une liaison à long terme. Au risque d’être grandement déçu, si ça casse. Peut-être est-ce que ça dont ils (ou elles) ont peur : d’être déçu(e)s par l’amour…
Je m’arrête là pour aujourd’hui.

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