Première partie
On est le 23, et ça fait presque trois semaines que je n’ai pas tapé sur mon journal ??!! Mais non, je ne l’ai pas oublié…

Commençons par le commencement. Je préfère vous prévenir auparavant, je ferai plusieurs parties, sinon ce sera trop long à écrire… Sans vouloir me vanter.
Je crois que la première semaine des trois qui nous sépare du précédent article, je n’ai rien fait de spécial. Dimanche 10 Aout, je suis parti seul à l’Île-Tudy.
Bizarrement, ça en a étonné plus d’un que je parte seul en camping sur le terrain de ma grand-mère. Eh bien je leur répondrais qu’ils devraient en prendre de la graine et de faire la même chose, c’est-à-dire de faire une pause et de se retrouver confronter à eux-mêmes. Je suis et je resterai étrange ; ce n’est pas ce que les autres vont dire de moi qui va me faire changer d’avis. Je n’ai pas à me justifier pour expliquer telle ou telle manœuvre. Pour ma part, en plus de cette raison, j’avais besoin de m’isoler de la maison, de cet environnement, de la routine et de l’ennui. Après coup, c’était plus que nécessaire, mais cela n’a pas duré assez longtemps.
J’avais demandé à P’ti Fred et Sylvain que s’ils voulaient passer avec les autres pour aller à la plage, il n’y avait aucun souci. Il y a juste Marie et P’ti Fred qui sont venus une fois. Le reste du temps, j’étais avec des potes de Pleug’, on s’est bien amusé. Un soir, accoudé que j’étais au comptoir du Winch, un bar du Port (et pas un port du bar [
blague qui, aujourd’hui (15/04/2007), m’échappe !]), le patron, constamment pressé comme tous les patrons, voulant économiser ses trajets de récupération de godets vides, entassa tous ceux qui passaient à sa portée sur un seul plateau. C’est alors que passant à l’intérieur de mon espace vital, celui-ci vit son plateau échapper à son relatif contrôle, et s’écrasa sur ma personne. J’étais à moitié trempé, mais j’étais sauf ! Pourquoi trempé ? On retrouve toujours des individus qui ne finissent pas leur verre parce que :

– ils en sont déjà au troisième bock, et n’ont plus assez de place pour ingurgiter le reste (Petits joueurs, souffleraient certains) ;

– laisser entre un quart et un tiers de verre plein peut passer pour un signe d’aisance, dans la mesure où le message implicite de ce reste de boisson est qu’un gaspillage mesuré n’a pas d’incidence sur le porte-feuille du quidam en question ;

– le client était très pressé (comme le patron) pour divers raisons (« Montons dans ma chambre… » « Oui, j’arrive !! *clap* Poussez-vous, ma femme va accoucher !! » « Ils font des supers langoustines là-bas, viens goûter ! », et j’en passe.).

Pendant la canicule qui a sévi, plonger dans la mer était relativement bienvenu… Un vrai délice (il n’est pas commun que je m’extasiasse ainsi sur les vertus rafraîchissantes d’un bain en mer) ! Un soir, alors que je me promenais (seul, évidemment) sur le bord de plage, Frédo m’a croisé ! Il était venu là avec sa famille et des amis lorrains pour un dîner convivial sur la plage. Après quelques paroles, j’ai continué ma promenade, encore joyeusement étonné de cette rencontre fortuite.
A l’origine, je voulais séjourner à l’Île-Tudy de dimanche à mardi matin, mais j’ai prolongé jusqu’à mercredi midi, jusqu’à ce que Manpower décide enfin à me contacter pour me fournir du travail !!
Enfin !!

Pour dire la vérité, quelques années plus tard, ma mère fut l’instigatrice de cet appel, persuadant l’agence de me proposer un job. Je ne pouvais être au courant de leur liste d’actualisation de demandes.

C’était un boulot dans l’agro-alimentaire, ce que j’avais coché comme le dernier de mes choix de secteurs d’activités… Sympa les mecs, à l’écoute de leurs intérimaires. Mais je n’allais pas (ne pouvais pas) refuser, j’attendais un travail, si court soit-il, depuis début juillet…

Ce travail consistait à placer les palettes et autres caisses dans une chaîne pour qu’elles soient lavées. Le plus dur était de les placer sur la chaîne, car les palettes n’étaient pas vraiment légères. Mes horaires s’étalaient de 14h à 22h, et de mercredi à jeudi. Oui, sitôt rentré chez moi mercredi midi, j’enfilais la tenue l’après-midi. Mon contremaître s’appelait Jean-François, alias Jean-Fanch, un vieux bonhomme légèrement radoteur qui me rappelait toutes les cinq minutes avec quelles caisses il fallait faire une pile de quinze, de vingt, de trente. Parce qu’il devait y avoir une bonne douzaine de caisses de morphologie différente, et pour retenir toutes les combinaisons, ce n’était pas du gâteau !! Je naviguais à bord d’une galère, donc, mais le contremaître était sympa (pas d’usage du fouet, ce qui était inédit pour Jean-Fanch, m’avoua-t-il, après la première journée d’un bleu). Par contre à la pause, je crois que je n’ai jamais ingurgité aussi vite mes pain-pâté… J’avais très faim. Mais j’ai oublié de préciser où je bossais !! C’était à Père Dodu [cette boîte-là même, qui, au début 2007, provoqua un mini-scandale en contournant la loi anti-tabac, incitant ses employés à fumer dans leur véhicule. Moi qui suis de manière virulente contre ce poison, avait trouvé proprement inadmissible un tel comportement à l’égard de ses salariés : c’est un signe qu’on les prend tous pour des moins que rien], pas très loin de la zone de Troyalac’h. Le premier jour, je me suis égaré, et me suis retrouvé à Doux [là où je me retrouvais trois ans plus tard, mais je ne pouvais pas le savoir…], juste à côté, à errer sur le parking, jusqu’à que je trouve l’accueil et qu’on me révèle mon erreur. J’ai couru comme un forcené jusqu’à la voiture et je me suis pressé de trouver la boîte !!

Le deuxième jour, on m’avait filé une carte pour compter mes heures de boulot et aussi pour rentrer sur le parking, mais je ne trouvais pas le mécanisme pour la faire marcher. J’ai donc utilisé l’interphone, à succès. Comme il est de coutume que je me fasse remarquer dans chaque nouvel endroit où je m’installe, j’ai déraillé la chaîne de lavage, deux fois en plus… Le bordel.
Vendredi j’étais (enfin ?) en week-end. Vendredi était un jour où le milieu et la fin de journée étaient classés « 
pétanque« . D’abord à Plugu, ensuite à Fouesnant où je suis allé jouer avec P’ti Fred et Sylvain. Je n’ai fait que perdre, et avec de la classe. Pourtant la partie à Plugu, j’étais arrivé deuxième avec 12 points contre 14 pour le premier. Va comprendre. Et le soir de nouveau à Plugu. Où j’ai encore perdu de justesse. Je finirais par percer, je le jure ! Sacrebleu !

Le matin de cette même journée, je faisais un saut à Manpower, car ils avaient de nouveau un job à me fourguer pour la semaine, et ils devaient me transmettre un plan afin de me rendre sans encombres à l’entreprise Monique Ranou.

Samedi soir, j’étais en soirée chez un pote cuisinier [Guibuize] qui fêtait ses 18 ans. Avec deux potes (qui étaient légèrement émêchés comme moi) et mon frère (sobre), on avait projeté de dérober le baby-foot du foyer de Pleug’… Chut, veuillez rester discret sur ce projet… J’ai vraiment bien rigolé durant cette soirée, je dois avouer. Dimanche, c’était (enfin !) une journée de repos.
Deuxième partie demain si tout va bien ! La plus croustillante… Arf ! 😉

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